Une semaine avec ma mère de William Sutcliffe

Une semaine avec ma mèreUne semaine avec ma mère de William Sutcliffe chez Calmann-Lévy, 282 pages.

Trois mères de grands garçons de 30 ans, amis depuis leur enfance, se font du souci … leur garçon ne semble pas heureux, et les mamans veulent y remédier… Déçues, par la relation sans confidence qui s’est installée avec leur enfant, les trois femmes décident de s’installer au domicile de leur garçon.

Gillian s’installe donc chez Daniel, inconsolable depuis sa rupture avec sa petite amie ; Helen prend pied chez Paul, homosexuel n’ayant pas fait son coming-out auprès de sa mère et Carol investit l’appartement high tech de Matt, rédacteur en chef d’un magazine pour hommes.

William Sutcliff est encore peu connu en France. Anglais, il a fait ses études à Cambridge où il fréquente Emma Thompson et quelques membres des Monty Python. Il est l’auteur de quatre romans : New Boy (1996) ; Vacances Indiennes (paru en France en 2005) ; Love Hexagon (2000) et Sous influence, roman plus noir. Une Semaine avec ma mère est donc son cinquième roman. Son style cherche à mêler réflexions de la société et humour, mettant en scène des jeunes souvent inexpérimentés.

Avant d’aborder le roman en tant que tel, il me faut vous dire un mot de la couverture de ce livre ! Comment peut-on créer une couverture aussi laide ! Je dois avouer, que cette couverture a beaucoup influencé mon a priori sur ce roman ! Le rose et jaune, les trois femmes d’un âge au sourire à la Mona Lisa, m’ont fait appréhender la lecture de ce roman. Cette couverture classe le roman dans la catégorie des romans faciles à lire, ce que j’appelle les romans de supermarchés.

En lisant la quatrième de couverture, j’ai cru lire un mauvais article de magazine féminin… les clichés se ramassent à la pèle !

La Lecture du roman ne m’a pas vraiment rassurée. Les clichés présents dans la quatrième de couverture sont démultipliés dans le corps du roman ! Les mamans sont caricaturales : coincées, totalement décalées voire stupides, buvant du thé à tout moment…. Les garçons… doit-on vraiment en parler ? Matt est pitoyable, Paul, peu évoqué, vivant en colocation avec d’autres homo incarne à la perfection la caricature de l’homo ; seul Daniel tire un peu son épingle du jeu !

Sans être vraiment mal écrit, ce roman n’apporte rien… pour faire moderne, l’auteur parsème son texte de quelques vulgarité et scènes osées, et de séances de pipi très intéressantes ! ! !

« Erin, tout habillée à présent, se dirigea vers les toilettes à grandes enjambées. Daniel, nu, lui emboîta le pas. Erin s’assit et pissa. » (p.102)

Il faudrait que l’on m’explique l’intérêt de cette scène !

Pour ce qui est de l’intrigue, là encore, l’auteur ne fait pas preuve de beaucoup d’imagination, répétant à deux reprises la même scène : repas entre un des garçon et une jeune fille dénichée par la chère maman…

Bref vous aurez compris que je n’ai pas vraiment aimé ce roman, et même je dois vous avouer, pour être tout à fait honnête que j’ai lu certaines pages en diagonal, ne supportant plus l’accumulation de descriptions de petits gestes sans intérêt… Voilà donc un roman que l’on peut éviter de lire en cette rentrée littéraire….

Chronique rédigée par George du blog Les livres de George Sand et moi

Quatrième de couverture:

Gillian, Helen et Carol sont amies depuis que leurs fils étaient dans la même classe maternelle. Depuis, ils ont grandi … en quelque sorte. Daniel, Paul et Matt ont la trentaine mais se comportent comme des ados attardés et restent très secrets sur leur vie privée. N’y tenant plus, les trois mamans décident que des mesures d’urgence s’imposent : elles iront s’installer sans crier gare pour une semaine chez leur rejeton ! Leur mission : recréer le lien maman-fiston trop distendu à leur goût.

Terreur panique chez les garçons. Matt est le rédacteur en chef d’un magazine pour hommes, il ne sort qu’avec des gamines qui ont la moitié de son âge, planque des sex-toys sous son lit où il n’a pas envie que sa mère passe l’aspirateur… Paul habite en colocation avec plusieurs garçons, il est homo, mais ça ne regarde que lui. Quant à Dan, il ne s’est toujours pas remis de sa rupture avec Erin et préfère broyer du noir tout seul.

Une satire caustique et hilarante de ces grands enfants et de ces mères-poules qui croient bien faire mais leur pourrissent la vie !



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