Fragments d'une femme perdue de Patrick Poivre d'Arvor

Fragments d'une femme perdueFragments d’une femme perdue de Patrick Poivre d’Arvor chez Grasset

Un livre dont le titre ne peut qu’attiser la curiosité d’une femme…

La France… New York… puis le monde…

Une fille poussée à bout par un père n’exigeant que de l’excellence, va grandir avec un mal-être croissant. Une mère effacée, incapable de la protéger… et Violette, l’héroïne éprise de liberté, âgée d’à peine 19 ans fuit à New York, sans argent, sans travail. Comme cette jeune femme, très belle, attire le regard des hommes, elle en vient à se convaincre, peu à peu, qu’elle peut en tirer bénéfice.

Alors, se succèdent différentes rencontres sexuelles, amoureuses, amicales… où je découvre toutes les ambivalences, les doutes existentiels de Violette… et aussi son ascension sociale. Mais à quel prix ? Elle se marie avec qui ? Dans quelles circonstances ? Pour quelles raisons ?

Et puis, Alexis, un hypersensible amoureux de la vie, un jour de finale à Rolland Garros, tombe sous le charme de Violette. S’ensuivent des relations passionnées, un amour destructeur entrelacé de ruptures mais aussi de moments de bonheur intense. Jusqu’où ira cet amour qui tourne parfois à la relation pathologique ? Une histoire d’amour surprenante…

Ce livre se lit facilement et se révèle d’un style agréable. Cependant découpé en fragments, comme l’indique son titre, je me suis perdue de temps à autre entre « lui », « l’autre », « un autre », « Violette »… les intitulés de différents passages. Parfois, les échanges évoquent une correspondance et sont conçus comme tels : « Mes lettres ne sont pas bien tournées. Elles disent simplement qui je suis, ce que je ressens, à la seconde près. » Ainsi s’exprime Alexis.

Patrick Poivre d’Arvor, auteur et personnage public très connu, nous livre un peu de sa vie et de ses amours (un fils, des lieux de séjours et son amour pour les femmes).

Un roman qui éveille plein de questions sur la vie, l’amour, les relations humaines.

Chronique réalisée par Monique Chagnon pour Chermedia

Quatrième de couverture :

Cette fille  » perdue  » (pour elle-même ? pour celui qui prend le risque d’en être follement épris ?) s’appelle Violette, comme l’héroïne de la  » Traviata « . Elle est très belle, insaisissable, fourbe – mais, malgré cela, à cause de cela, elle devient l’obsession d’un homme, Alexis.
Précision : ce roman, qui illustre un genre très classique, depuis La femme et le pantin de Pierre Louys, jusqu’à Un amour de Dino Buzatti ou La vilaine fille de Mario Vargas Llosa) a, ici, une forme particulière, éclatée,  » fragmentée « , faite de lettres, de composition  » polyphonique « . Par brèves séquences, on passe ainsi d’un point de vue à l’autre. Personne ne détient la vérité. Chacun est libre de s’aveugler à sa guise…
Quant à l’intrigue, elle se déroule, inéluctable, jusqu’à un dénouement fatal. Au passage, il en aura vu de toutes les couleurs (mensonges, tromperies, trahisons, passions, déceptions…) pour une fille qui, comme d’habitude,  » n’était pas son genre « .



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