La princesse du Burundi de Kjell Eriksson

burundiLa princesse du Burundi de Kjell Eriksson – Gaïa

Uppsala, 2001. A quelques jours de Noël, un jogger découvre un cadavre enseveli sous la neige, poignardé à de nombreuses reprises et une main mutilée. La police identifie rapidement le corps : il s’agit de John Jonsson, jadis connu de leurs services sous le nom de Petit-John quand il se livrait à de menus larcins sous la coupe de son frère, Lennart. Mais Petit-John s’était rangé et menait une vie tranquille, aux côtés de sa femme, Berit et de son fils, Justus. Qui a bien pu en vouloir à cet ouvrier soudeur au chômage passionné par les poissons au point de l’assassiner ? La brigade criminelle, dirigée par Ottosson, mène l’enquête, mais Lennart est bien décidé à devancer la police et à se venger…
La princesse du Burundi est le troisième roman policier de Kjell Eriksson publié par Gaïa, après La terre peut bien se fissurer et Cercueil de pierre. On y retrouve les membres de la brigade d’Uppsala, qui ne sont plus menés ici par Ann Lindell, en congé parental, mais par Ola Haver, son collègue. L’un des grands intérêts de ce polar du nord est de mettre en scène une brigade complète et d’accorder presque autant d’importance à tous ses membres, un peu à la façon d’Ed McBain et de son 87ème district (l’un des personnages fait d’ailleurs allusion à l’inspecteur Carella, figure emblématique et charismatique du commissariat d’Isola). On suit donc Haver, Beatrice, Berglund, Fredriksson et les autres, chacun abordant cette enquête à sa manière ce qui permet une fine caractérisation psychologique de ces enquêteurs (Berglund et ses considérations politico-sociales, Ola et ses problèmes de couple, Beatrice et sa douceur…). Ann, de son côté, se sent à l’étroit dans son rôle de mère au foyer célibataire, entre Erik, son bébé né d’une nuit d’ivresse avec un inconnu, et sa mère qui l’insupporte. Elle rêve de renouer avec Edvard, dont elle est toujours amoureuses et de reprendre du service, ce qu’elle fera, à sa manière. Outre des personnages complexes et attachants, Kjell Eriksson tricote une intrigue solide, où des gens a priori ordinaires se révèlent bien plus complexes et secrets qu’ils n’en ont l’air, pour permettre à leurs rêves de prendre corps dans un quotidien sordide. Un très bon polar, couronné par le Prix du roman policier suédois.
Chronique réalisée par Fashion

Quatrième de couverture :

« Uppsala, décembre 2001. Par un matin d’hiver, un jogger fait une macabre découverte : un cadavre gît dans la neige, atrocement mutilé. La victime est rapidement identifiée comme étant un ancien fauteur de trouble de la ville, expert en aquarium et poussons tropicaux. Pourquoi a-t-on si sauvagement assassiné Petit-John? Son grand frère est bien décidé à le venger. Il se lance à la recherche du meurtrier parallèlement à l’enquête de la police, menée par la jeune inspectrice Ann Lindell.

Avec ce 3eme polar publié par Gaïa, Eriksson décrit avec un souffle pénétrant la violence de la société suédoise contemporaine et les nouveaux défis qu’elle lance à la police du pays. A la fin du Cercueil de pierre nous avions laissé à regret, Ann Lindell, tombée enceinte après une liaison d un soir. Cette fois c’est harnachée d’un nourrisson joufflu qu’Ann reprend du service. ¨Pas simple de dégainer dans ces conditions … »

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