Le Jeu de l'ange de Carlos Ruiz Zafón Chronique N°1

Le jeu de l'angeLe Jeu de l’ange de Carlos Ruiz Zafón chez Robert Laffont

Barcelone. Années 1920.

David, jeune écrivain famélique écrit des feuilletons dans un journal et, sous pseudonyme, des romans fantastiques pour des éditeurs qui le pressurent et s’engraissent sur son dos.

David sait-il à quoi il s’engage le jour où il accepte l’offre mirobolante d’un mystérieux éditeur parisien dont le sceau représente un ange? Mais tout écrivain qui signe un contrat n’est-il pas « condamné à se souvenir de ce moment, parce que, dès lors, il est perdu : son âme a un prix. »? La mort commence à rôder autour de David, ses éditeurs sont assassinés. La police le traque. Dans l’espoir d’éclaircir le mystère qui s’épaissit autour de lui, il mène sa propre enquête, mais la mort semble le suivre à la trace. Il lui faut échapper aux pièges qui le menacent et tenter de sauver son impossible amour.

Voici un épais volume, à la fois roman fantastique et énigme policière : vieilles demeures où rôdent de lourds secrets, cieux d’orage, occultisme, cimetières et guet-apens. C’est aussi une histoire d’amour impossible et de belle amitié, ainsi qu’une réflexion sur le pouvoir du livre et de l’écriture.

Un style un peu bavard (mais n’est-ce pas le propre des feuilletons…) heureusement teinté d’ironie. Pour amateurs du genre.

Chronique réalisée par Christian Collas pour Chermedia

Quatrième de couverture :

Barcelone, années 1920. David Martin, dix-sept ans, travaille au journal La Voie de l’Industrie. Son existence bascule un soir de crise au journal : il faut trouver de toute urgence un remplaçant au feuilletoniste dominical. Sur les conseils de Pedro Vidal, chroniqueur à ses heures, David est choisi. Son feuilleton rencontre un immense succès et, pour la première fois, David est payé pour ce qu’il aime le plus au monde : écrire. En plein succès, David accepte l’offre de deux éditeurs peu scrupuleux : produire à un rythme effréné des feuilletons sous pseudonyme. Mais après quelques années, à bout de force, David va renoncer. Ses éditeurs lui accordent alors neuf mois pour écrire son propre roman. Celui-ci, boudé par la critique et sabordé par les éditeurs, est un échec. David est d’autant plus désespéré que la jeune fille dont il est amoureux depuis toujours – et à laquelle le livre est secrètement dédié – va épouser Pedro Vidal. Son ami libraire, Sempere, choisit ce moment pour l’emmener au Cimetière des livres oubliés, où David dépose le sien. Puis arrive une offre extraordinaire : un éditeur parisien, Corelli, lui propose, moyennant cent mille francs, une fortune, de créer un texte fondateur, sorte de nouvelle Bible,  » une histoire pour laquelle les hommes seraient capables de vivre et de mourir, de tuer et d’être tués, d’offrir leur âme « . Du jour où il accepte ce contrat, une étrange mécanique du meurtre se met en place autour de David. En vendant sa liberté d’écrivain, aurait-il vendu son âme au diable ? Épouvanté et fasciné, David se lance dans une enquête sur ce curieux éditeur, dont les pouvoirs semblent transcender le temps et l’espace.

Biographie de l’auteur :

Ecrivain catalan, Carlos Ruiz Zafón est né en 1964. L’Ombre du vent, son précédent roman, a reçu le prix Planeta, le prix du Meilleur livre étranger-roman 2004, et a été sélectionné pour le Femina étranger. Il s’est vendu à dix millions d’exemplaires dans le monde. Carlos Ruiz Zafón vit aujourd’hui à Los Angeles, où il est également scénariste.

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  1. J’avais adoré L’Ombre du vent! Et je constate que l’auteur reprend quelques thèmes de ce livre dans son nouvel ouvrage! Je note le titre!

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