L'éclat du Diamant de John Marcus

L'éclat du diamantL’éclat du Diamant de John Marcus chez L’autre éditions

Premier livre de John Marcus – sans doute pas le dernier – L’éclat du diamant nous offre une plongée vertigineuse dans le célèbre 36, Quai des Orfèvres et dans l’univers de la police, de la communication et du journalisme. Beaucoup de sujets sont abordés au sein de ce livre au format un peu intimidant au premier abord. Complexe, l’histoire – une enquête policière – met en scène le personnage du commissaire Delajoie, bien nommé puisque de lui n’émane pas particulièrement la joie de vivre, au contraire. Alors que les meurtres s’enchaînent à une vitesse impressionnante et de façon très cinématographique, Delajoie et son équipe se mettent sur la piste du tueur et commencent à s’intéresser de près à une société de communication qui produit des émissions pour la télévision.

Véritable roman policier, L’éclat du diamant n’en est pas moins une oeuvre d’un abord peu évident. Tout y est très précis, l’argot policier y est employé comme une nouvelle langue vivante et le monde des médias et de la communication y sont décortiqués et critiqués. Dès lors, on ne se retrouve plus uniquement dans un roman policier, mais dans une véritable analyse de certains aspects de notre société actuelle. C’est à la fois passionnant et effrayant, car la lecture se complique.

Malgré cet aspect complexe, ce roman s’avère à la fois palpitant et attachant. Palpitant car l’intrigue est rondement menée, l’enquête intéressantes et les meurtres mystérieux. Attachant car les personnages y sont particulièrement bien écrits. Delajoie en premier. C’est un personnage complexe et plein de facettes différentes que l’on découvre au fil des pages. Un personnage qui devient peu à peu un vrai héros que l’on aura plaisir à retrouver dans de nouvelles aventures.

Pour résumer, L’éclat du diamant est une fiction policière bien écrite, très dense et un peu déroutante. Souvent un peu trop bavard, le roman parvient tout de même à tenir son lecteur en haleine du début à la fin. Fin qui est d’ailleurs très réussie.

Chronique réalisée par In the Tardis

Quatrième de couverture :

« Comment expliquer cette succession étrange de meurtres, un jour ordinaire de 2007 ? Qu’est-ce qui peut bien relier entre eux un couple d’amoureux en week-end dans le Sud de la France, un industriel de la pêche naviguant dans les eaux troubles de Guinée et un passionné parisien de reptiles, araignées et autres créatures vénéneuses ? Et surtout, pourquoi Frédéric Carloni, grand reporter au Matin de France a-t-il été abattu place Pigalle alors qu’il rentrait tranquillement chez lui en moto ? » C’est sur ces questions que s’ouvre la singulière enquête de ce polar à l’écriture cinématographique. Véritablement immergé au cœur du célèbre « 36, quai des Orfèvres », au sein de l’équipe du commissaire Delajoie, vous serez entraîné, meurtre après meurtre, dans une marche trépidante à travers les hauts plateaux de la publicité, de l’image et de la grande distribution. Une quête de vérité, semée de morts et de fantômes, où la violence des crimes se heurtera à la brutalité ordinaire du quotidien, où les évidences se transformeront rapidement en leurres. Vous voilà donc prévenu : on ne pénètre pas impunément dans la Maison de la mort.



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