Mandalas de Laurent Quintreau chronique N°2

MandalasMandalas de Laurent Quintreau chez Denoël

C’est encore une fois grâce à l’équipe Ulike que j’ai pu lire ce roman dans le cadre de l’opération de Chroniques de toute la rentrée littéraire.

Grâce à eux, je me suis plongée dans une grande séance de méditation et de quête de la sagesse intérieure en lisant Mandalas.

Zangpö Rimpotché est un sage tibétain sur le point de mourir. Il s’est retiré du monde et pratique des exercices de relaxation pour quitter ce monde en toute quiétude. Certains de ses adeptes se rejoignent pour la cérémonie funèbre, et on va les suivre ensuite dans leur vie courante, fortement influencée par l’enseignement de Zangpö Rimpotché.
Ainsi, Anne-Cécile Cortès, neurologue, doit faire face à la mise sur le marché d’un antidépresseur ultra puissant appelé le Laxam, et pour lequel une campagne de publicité massive est mise en œuvre, privilégiant le profit au bien-être des personnes.
Elle collabore avec Valérie Altamont-Foulerot, performeuse, qui organise une expo sur la perception du monde : se fondant sur les principes de Zangpö Rimpotché, elle veut changer notre façon de voir le monde grâce à douze expériences menées par des volontaires.
Elles croisent donc Abraham Vorsky, un de ces douze volontaires, lui-même amant de Thomas Fulcanelli, fils de Marc Fulcanelli, responsable de la commercialisation du Laxam…

Ces nombreuses vies se croisent et ne se ressemblent pas. J’attendais beaucoup de ce roman, je crois ; je ne m’attendais en tout cas pas à cela. Le titre n’a rien de mensonger : l’intrigue est aussi inextricable qu’un mandala à première vue. Toutes ces vies qui s’entrecroisent, quel fouillis ! Et à quoi cela nous mène-t-il ? Malheureusement, ma lecture a été vaine ; je n’ai pas trouvé de réponse à cette question. La question de la perception du monde et de la sagesse intérieure n’est qu’un prétexte au début du roman et sert de cadre à peine perceptible au roman : seule le destin de Marc Fulcanelli montre l’évolution du personnage, d’abord voué corps et âme à son travail puis détaché de ce monde à cause d’un accident.

La quatrième de couverture parle d’une « irrésistible comédie contemporaine » : il faut être bien familier de ces milieux professionnels, entre communication, pub et spectacle, et de cette mode de la recherche de la sagesse intérieure et du développement personnel, via des livres branchés, pour être sensible à cette lecture. Je n’ai pas ri, à peine esquissé un sourire : trop confus à mon goût, ce livre n’a pas été une grande découverte pour moi, mais je comprends qu’il plaise.

Chronique réalisée par Le blog de Neph

Quatrième de couverture :

Un lama tibétain vivant ses dernières heures sur la terre ; un jeune homme payé pour décrire la place Saint-Sulpice en prenant des substances hallucinogènes ; un publicitaire volage fauché par une voiture alors qu’il vient d’emporter le budget d’un antidépresseur miracle ; son épouse qui reprend goût à la vie alors qu’il s’enfonce dans le coma… Autant de personnages dont les destins croisés forment la trame de cette irrésistible comédie contemporaine. La sagesse tibétaine est-elle à la portée des cadres supérieurs? Est-il normal de devenir son propre chien vingt-quatre heures d’affilée? Y a-t-il une vie avant, après ou même pendant la mort? Quelque part entre l’Himalaya et le Quartier latin, en passant par des zones centrales de notre cerveau soudain revisitées, Mandalas apporte à toutes ces questions des réponses surprenantes.



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