Hôtel Woodstock d'Elliot Tiber

Hotel woodstockHôtel Woodstock d’Elliot Tiber aux éditions Alphée

Résumé

Sous la forme d’une autobiographie, Elliot Tiber nous décrit comment eurent lieu, la même année, les émeutes de Stonewall et Woodstock. Avec beaucoup d’autodérision, d’humour et de passion, l’auteur nous emmène en 1969, année de Liberté.

Mes impressions

Depuis mon adolescence, j’ai toujours eu une attirance pour woodstock… surtout pour la musique mais aussi pour les fringues.

J’avais eu des frissons quand j’avais vu les images du film Woodstock, des larmes car je sentais tous ces êtres en phase, sur la même longueur d’onde.

Je ne me ferais pas porte-parole de 1969 mais je me sens proche de cette philosophie de vie… en enlevant certains excès, biensûr.

Elliot Tiber a vécu une vie incroyable !

Il a croisé des personnages hauts en couleur : Marlon Brando, Trumane Capote, Tennessee Williams, …

Il n’avait rien pour lui au départ : juif et homosexuel. Ne croyez- pas que je profére des paroles antisémites mais comme le décrit si bien l’auteur, il ne faisait pas bon vivre quand on était un youpin pédé*.

Même s’il décrit sa vie avec beaucoup de recul et d’humour, certains passages m’ont mis mal à l’aise.

En effet, toute la violence qu’on pouvait faire subir à des personnes différentes… je sais malheureusement que ces violences sont encore d’actualités aujourd’hui mais c’est pas pour autant que ça ne m’a pas touché!

Une description vraiment drôle de la mère juive ! la mère d’Elliot est un sacré numéro ! Et son père qui semble du même acabit se révèle au moment de woodstock !

Elliot a une double vie, celle d’un artiste homo à New York et celle d’un hétéro qui s’occupe du motel de ses parents.

Il a vécu les émeutes de Stonewall.

Pour ceux qui ne savent pas, le 28 juin 1969 alors que les flics faisaient des descentes au Stonewall Inn  (comme ils en faisaient tous les jours pour se défouler), la communauté homosexuelle s’est soulevée ! Ce jour marqua le début d’une réflexion sur les droits des homos !

Alors que le motel de ses parents croule sous les dettes, il lit un article dans un journal et voit que les organisateurs de Woodstock n’ont plus d’endroit pour organiser leur festival. Or, Elliot est lui-même organisateur d’un petit festival tous les étés, il a déjà les accords, y’a plus qu’à.

La vraie aventure commence là.

Woodstock, ce sont des jaloux mais surtout des gens qui se sont tenus la main pour faire d’un festival un moment unique, un moment de paix…

J’ai refermé le livre en ayant l’envie de faire un bon de 40 ans en arrière !

J’aurais aimé rencontrer ces gens qui croyaient aux principes de LIBERTE et de PAIX… on y revient je sais mais si peu !

* Mot emprunté à l’auteur.

Des phrases que j’ai aimées

« L’excès était le leitmotiv de l’époque. C’était aussi un moyen essentiel qui permettait de traverser la vie, en particulier lorsqu’on était homosexuel ».

« Ils étaient libres d’une manière que je n’avais même pas envisagée. Cela ne veut pas dire qu’ils n’étaient pas hétéros, gays ou bisexuels, mais quoi qu’ils soient, ou quoi que je sois, ça ne posait pas de problème. »

« Le festival n’a peut-être pas changé le monde, mais il a profondément changé ma vie. »

« Un vieux dicton affirme que le voyage est plus important que la destination. »

Sur les écrans, le 23 septembre

Je ne sais pas vous si le film sera aussi bien que le livre mais j’irais le voir !

Film réalisé par Ang Lee.

Chronique réalisée par Le blog de Celsmoon

Quatrième de couverture :

Artiste décorateur dans les années 1960, Elliot Tiber fréquente les clubs gays new-yorkais et participe à la  » rébellion du Stonewall « , l’une des premières manifestations de la communauté homo-sexuelle. II rencontre en outre de nombreuses célébrités de l’époque, parmi lesquelles Marlon Brando, Tennessee Williams et Truman Capote. Mais c’est l’autre face de sa double vie – celle du bon fils qui s’occupe le week-end du motel miteux de ses parents près de Woodstock – qui va bouleverser son existence. Les organisateurs d’un festival de musique, rejetés des communes alentour qui craignent de voir déferler des milliers de hippies, cherchent désespérément un endroit pour les accueillir. Elliot Tiber leur propose un terrain avoisinant. Commence alors la saga aussi étonnante que loufoque de la préparation du festival : des riverains puritains menacent Elliot les armes à la main, des mafieux débarquent pour prendre le contrôle du trafic de drogue, tandis qu’un ex-militaire travesti devient son garde du corps… Au lieu des cinquante mille personnes attendues, ce sont bientôt près de deux millions de jeunes qui déferlent pour assister au festival, dont Elliot annonce la gratuité. Avec sensibilité et humour, Elliot Tiber fait revivre 1′ » esprit  » de Woodstock, un des événements culturels les plus mémorables du XXe siècle, marquant l’émergence d’une nouvelle génération porteuse de valeurs différentes, de paix et de tolérance. Ce témoignage unique sur les coulisses du plus célèbre festival musical de tous les temps a été adapté au cinéma par Ang Lee, réalisateur entre autres de Tigre et Dragon (Oscar 2000 du meilleur film étranger) et de Brokeback Mountain (Oscar 2005 du meilleur réalisateur).



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