Le Guérisseur d'Inger Ash Wolfe

Le guérisseurLe Guérisseur d’Inger Ash Wolfe Aux éditions Fleuve noir

Le guérisseur, drôle de titre pour un polar… et pourtant je me suis moi-même laissée prendre par ce titre pour le moins trompeur.

L’action se déroule au Canada – Ontario- mais plus précisément à Port Dundas et ses alentours. Le personnage principal, mis à part le guérisseur lui-même, se nomme Hazel Micallef, femme d’une soixantaine d’années, chef de la police d’une petite ville tranquille, enfin tranquille jusqu’au jour où l’on retrouve une dame âgée assassinée et dont la mise en scène est assez étrange.

Delia Chandler, la victime, n’est autre que l’ancienne maitresse du père d’Hazel. Elle était atteinte d’un cancer et d’après les constatations il n’y a aucune effraction donc Delia a fait entrer volontairement son agresseur chez elle. Le légiste dépêché sur place informe Hazel que la victime a été anesthésiée et empoisonné mais le pire est qu’elle a également été vidée de son sang, ce qui confirme la présence du tueur pendant un long moment dans la maison.

Le cadavre tel qu’il a été découvert était recouvert de sang et sa bouche avait été déformée.

Comment un tueur peut-il avoir autant de sang froid au point de rester des heures dans la maison de sa victime sans craindre d’être découvert par amis ou famille ? Etait-ce un marché conclu entre la victime elle-même et son agresseur ? Tout ceci est pour le moins curieux !…

Quelques jour plus tard, un homme est également assassiné mais même si son visage et ses mains ont été broyés au marteau, le légiste retrouve encore ce même anesthésiant dans son corps : la belladone et le même poison : l’amatoxine, un champignon mortel plus connu sous le nom de l’ange de la mort. Et fait relativement étrange ce jeune homme de 26 ans était atteint lui aussi d’une maladie grave, l’handicapant énormément. Il a laissé entrer son agresseur. Tout se recoupe et les services de police de Port Dundas font le lien, c’est un tueur en série. Un tueur qui n’en est pas à ces premiers crimes puisque l’on découvre le sang de 15 personnes sur la dernière victime.

La petite équipe de Port Dundas plus deux nouvelles recrues, le jeune détective Wingate et un détective français venu de Sudbury nommé Sévigny, vont poursuivre ce tueur à travers l’Ontario et découvriront que toutes les victimes souffraient de maladies graves voire incurables et qu’un accord avait été conclu entre toutes ces personnes et l’assassin, ce qui rend cette quête assez sinistre est que les victimes faisaient appel à lui pour abréger leurs souffrances mais dans ce cas pourquoi les mutiler de la sorte ? Tout le roman repose sur cette question.

Un polar prenant qui ne cesse d’afficher rebondissements sur rebondissements, basé sur une étrange profession de foi l’auteur nous embarque dans ces petites villes du Canada où tout n’est que tranquillité et joie de vivre mais où se cache parfois derrière une fenêtre ou dans un coin du bois un être qui fera basculer ce gentil petit monde.

Chronique réalisée par Les lectures de Stemilou

Quatrième de couverture :

Hazel Micallef travaille pour la police d’une petite ville on ne peut plus tranquille du Canada, où rien ne se passe jamais… jusqu’au jour où une dame âgée est retrouvée assassinée. D’après le légiste, la victime, atteinte d’un cancer, a manifestement laissé entrer l’assassin, lequel est resté longtemps à côté de son cadavre avant de la vider de son sang, de répandre sur son corps le sang de plusieurs personnes, puis de tordre la langue de cette dernière en un étrange rictus . Quelque temps plus tard, et à plusieurs centaines de kilomètres de là, un homme est tué selon le même mode opératoire. Aucun doute, il s’agit d’un tueur en série. Aidée de sa petite équipe et de deux nouvelles recrues, Hazel se met en quête de celui qu’ils ont surnommé Belladone. La découverte de nouveaux cadavres confirme bientôt leur hypothèse : toutes les victimes souffraient de maladies incurables, et un pacte macabre les liait à l’assassin… qui venait abréger leurs souffrances. Mais à quoi riment les bizarres rituels auxquels il se livre une fois son sinistre travail accompli ? Tandis que le nombre de victimes ne cesse de croître, un étrange message semble s’inscrire sur leurs visages grimaçants…



une petite faim de culture ? inscrivez vous à la newsletter
Share This
WordPress Video Lightbox Plugin