Le Jeu de l’ange de Carlos Ruiz Zafón Chronique N°2

Le jeu de l'angeLe Jeu de l’ange de Carlos Ruiz Zafón chez Robert Laffont

« Barcelone, dans les années 20. David Martin est un jeune pigiste sans le sou qui rêve de devenir écrivain. Chaperonné par Pierre Vidal, il commence à écrire pour le journal un roman feuilleton noir et lugubre. Cette première réalisation est un petit succès. Sur ce même mode, il enchaîne pour le compte d’un éditeur sans scrupule une série de romans sous le titre   »la ville des maudits », qui faute de lui apporter une gloire personnelle  -car publié sous un pseudo plus vendeur- lui permet de quitter son misérable taudis. Il s’installe alors dans une bien étrange maison, inhabitée depuis plus de 20 ans, et qui semble venir droit des ténèbres.
Epuisé, malade, n’ayant pour ami qu’un vieux libraire, Sempere et une jeune secrétaire, Isabelle, David apprend que ces jours sont comptés. Il est alors approché par un mystérieux éditeur venu de France, Andrea Corelli. A la fois attiré et apeuré par cet étrange individu, David accepte de lui écrire un livre contre une somme d’argent rondelette et une santé retrouvée.
Qui est ce personnage ? Que veut-il réellement ? Peu à peu, David va découvrir les desseins de cet homme et une machiavélique histoire s’ouvre à lui.

Après les critiques élogieuses du précédent roman de Carlos Ruiz Zafon, L’Ombre du Vent (que je n’ai pas lu), j’attendais beaucoup de ce roman et ma foi, je suis un peu déçue.
L’histoire est trop  longue à se mettre en place, souvent alambiquée;  les évènements  sont parfois répétitifs, comme la disparition systématique et en série des personnages apparus au cours du roman; comme les descriptions à n’en plus finir des rues et des maisons sombres et froides de Barcelone. En même temps, cela pose et donne l’ambiance du roman (que je n’ai pas détesté) mais j’aurai aimé moins de linéarité. Par contre, j’ai vraiment beaucoup aimé la relation de David avec le vieux Sempere et Isabelle, son assistante, leurs dialogues savoureux et empreints d’humour. Je passe sur la pseudo histoire d’amour avec Christina que j’ai trouvé sans intérêt malgré les éléments de fin du livre.

Chronique réalisée par Au fil des pages

Quatrième de couverture :

Barcelone, années 1920. David Martin, dix-sept ans, travaille au journal La Voie de l’Industrie. Son existence bascule un soir de crise au journal : il faut trouver de toute urgence un remplaçant au feuilletoniste dominical. Sur les conseils de Pedro Vidal, chroniqueur à ses heures, David est choisi. Son feuilleton rencontre un immense succès et, pour la première fois, David est payé pour ce qu’il aime le plus au monde : écrire. En plein succès, David accepte l’offre de deux éditeurs peu scrupuleux : produire à un rythme effréné des feuilletons sous pseudonyme. Mais après quelques années, à bout de force, David va renoncer. Ses éditeurs lui accordent alors neuf mois pour écrire son propre roman. Celui-ci, boudé par la critique et sabordé par les éditeurs, est un échec. David est d’autant plus désespéré que la jeune fille dont il est amoureux depuis toujours – et à laquelle le livre est secrètement dédié – va épouser Pedro Vidal. Son ami libraire, Sempere, choisit ce moment pour l’emmener au Cimetière des livres oubliés, où David dépose le sien. Puis arrive une offre extraordinaire : un éditeur parisien, Corelli, lui propose, moyennant cent mille francs, une fortune, de créer un texte fondateur, sorte de nouvelle Bible,  » une histoire pour laquelle les hommes seraient capables de vivre et de mourir, de tuer et d’être tués, d’offrir leur âme « . Du jour où il accepte ce contrat, une étrange mécanique du meurtre se met en place autour de David. En vendant sa liberté d’écrivain, aurait-il vendu son âme au diable ? Épouvanté et fasciné, David se lance dans une enquête sur ce curieux éditeur, dont les pouvoirs semblent transcender le temps et l’espace.



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