Si je t'oublie Bagdad de Inaam Kachachi

Si je t'oublie BagdadSi je t’oublie Bagdad de Inaam Kachachi aux éditions Liana Levi

Zeina, la narratrice, après une enfance passée en Irak, émigre avec ses parents et devient citoyenne américaine.

Lors de la seconde guerre du Golfe, l’armée américaine recrute des interprètes pour seconder ses soldats engagés en Irak. C’est  sans hésiter que la jeune femme s’engage, persuadée d’aider à établir la démocratie dans son pays natal.

De retour dans ce pays dévasté par les combats, la jeune femme voit ses certitudes voler en éclats. La voici ennemie de son propre peuple, confrontée au regard de sa grand-mère qui lui reproche d’arborer l’uniforme des troupes d’occupation, « le kaki de honte », obligée de participer aux interrogatoires de prisonniers…

Ecrit sans pathos ni emphase, ce livre où la narratrice repousse « cette sangsue de romancière » cherche à dire  au plus près les blessures que s’infligent une femme et son pays.

Chronique réalisée par Christian Collas pour Chermedia

Quatrième de couverture :

Retour en Irak après quinze ans d’absence. Des retrouvailles? Oui, mais amères. Comment serrer dans ses bras sa grand-mère irakienne quand on est affublée de l’uniforme de l’occupant? Comment ne pas sentir les regards haineux en traversant les villages dans des véhicules blindés? Comment se limiter à son rôle d’interprète quand on assiste à des interrogatoires brutaux? Zeina est pourtant convaincue de participer à une juste cause: déboulonner le tyran. Mais passés quelques jours dans le pays de ses ancêtres, ses convictions sont ébranlées, ses repères brouillés, son identité en lambeaux…
Dans une langue percutante, Inaam Kachachi nous offre, à travers le double portrait d’une femme et d’un pays déchirés, le roman de la blessure irakienne.

Bonus : Présentation du livre par Liana levi + Lecture d’un extrait



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