Comme un Garçon de Pierre-Louis Basse chronique N°2

untitledComme un Garçon de Pierre-Louis Basse chez Stock

Au moment du décès de son père, Pierre prend conscience du temps qui passe et éprouve le besoin de faire le point sur sa vie. Il s’installe dans un hôtel de la place de Clichy, à Paris, et se souvient de ses années de lycée et de jeune adulte de la fin des années 70 : premier amour, bande de copains, idéaux politiques, etc.

Autant le dire tout de suite, j’ai lu ce roman en entier sans réellement rentrer dans l’histoire. J’ai eu l’impression de lire un catalogue de souvenirs et je n’ai pas compris où l’auteur voulait emmener son lecteur. Le sujet aurait pu être intéressant dans la mesure où Pierre est le témoin d’une époque mais…

J’ai cependant apprécié quelques passages comme celui où le narrateur critique la société de l’information ainsi que l’attitude des politiques et des chefs d’entreprise qui licencient avec le sourire. Il fait également une analyse assez intéressante du rôle des humoristes dans le média.

Un extrait, plus que jamais d’actualité malheureusement ! :

« Très gentiment d’ailleurs, l’un des responsables de la radio dans laquelle Pierre travaillait lui avait expliqué que, désormais, le contenu des programmes n’avait plus beaucoup d’importance. » p.111

Ce qui est valable pour le radio, l’est aussi pour la télévision. On pourrait trouver des exemples à la pelle tous les jours !

Chronique réalisée par Saxaoul

Quatrième de couverture:

Il s’appelle Pierre-Louis. Pierre-Louis Garçon. ‘Comme un garçon’, disait-on dans la cour de récréation, à Nanterre. Au fil du temps ce nom s’est détaché de lui. Il l’a remplacé par un pseudonyme. Longtemps il a vécu en regardant en arrière, en quête d’un amour perdu à 20 ans. C’est en fermant les yeux et la bouche de son père qu’il ressent violemment la fuite du temps. La nécessité d’en finir avec sa jeunesse. Durant une semaine, Pierre s’installe pour écrire dans une chambre d’hôtel, place de Clichy, à Paris. Au plus près du visage de Lucie qui le hante depuis 1979. Tandis qu’un électrophone rejoue la bande-son de cette année-là, Patti Smith, Zappa, Higelin, il se rappelle sa rencontre avec la jeune fille et leur groupe d’amis, politisés, partageant le goût du cinéma et de la littérature. L’époque des Pierre Goldman, Mesrine, Sartre, Marchais, Mourousi, Ockrent. Aux images surgies du passé répondent celles d’aujourd’ hui, dessinant une époque cynique et matérialiste à laquelle Pierre se sent de plus en plus étranger. Dans la chambre revit un théâtre peuplé de fantômes, d’ombres et de lumière, tandis que se glissent des visages de femmes sur l’écran de son ordinateur. L’espoir, peut-être, de retrouver l’amour.



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