La Légende de nos Pères de Sorj Chalandon Chronique N°2

La légende de nos pèresLa Légende de nos Pères de Sorj Chalandon chez Grasset

Résumé :

Après avoir été journaliste à la Voix du Nord, Marcel Frémaux est devenu biographe familial. ‘Toute vie mérite d’être racontée’, disent ses publicités, et c’est pour cela que ses clients se confient à lui. Il les écoute, met en forme leurs souvenirs, les rédige puis fait imprimer un livre destiné aux amis ou au cercle familial. Un matin, Lupuline Beuzaboc se présente au biographe. Tescelin, le père de Lupuline, ancien cheminot du Nord de la France, était un Résistant, un partisan de l’Armée des ombres. Dédaigneux des hommages, il n’a raconté sa bravoure qu’à sa fille. Alors, pour ses 85 ans, Lupuline veut offrir à son père les mémoires de son combat. Elle veut ramener son passé glorieux en pleine lumière. Le vieil homme est réticent. Embarrassé. En colère même de tout ce tapage. Et puis il accepte.

Commentaire :

Le père de Lupuline, Tescelin, était cheminot du Nord de la France et résistant. Allergique des hommages aux anciens soldats, il ne raconte ses exploits qu’à sa fille qui décide pour l’anniversaire de son père de lui offrir ses mémoires, son combat au sein de la résistance. Mais le vieil homme est réticent. Pourquoi ? A-t-il quelque chose à cacher ? Sa fille insiste et il accepte tout de même.

Lupuline fait appel à Marcel Fremaux, biographe familial, il sera charger de dresser l’histoire de ce partisan. Mais celui-ci est encore  sous le coup de la mort de son père, ancien résistant également et qui n’a jamais rien raconté de sa guerre. Alors en écoutant Beuzaboc (Tescelin) c’est comme s’il écoutait son père. Il retrace le périple de Beuzaboc en espérant y repérer son père mais il est troublé par certains détails, il doute.

D’une écriture fluide l’auteur nous emporte en pleine guerre, cette sale guerre, celle de 39-45 et cette guerre des résistants, de ces héros du quotidien, de Pierre Fremaux et de Beuzaboc.

Une plongée au cœur des souvenirs, simplement, sans vraiment tremper en pleine Histoire, quelques dates et quelques noms, voilà tout ; mais un personnage, fort, Tescelin Guesquière alias Beuzaboc. On s’attache à ce personnage fort qu’est Beuzaboc et au besoin qu’il a d’émerveillé sa fille en lui contant des exploits qu’il n’a pas commis. On plonge facilement dans ce roman héroïque et dramatique, entre vérité et mensonge pour faire revivre l’histoire de ces héros. L’auteur évoque aussi ce manque que l’on ressent lorsque l’enfant ignore tout de son père, de son passé et de ses gloires.

De personnages forts on passe à la recherche d’une existence, et à l’oubli.

Chronique réalisée par Les lectures de Stemilou

Quatrième de couverture :

Après avoir été journaliste à la Voix du Nord, Marcel Frémaux est devenu biographe familial.  » Toute vie mérite d’être racontée « , disent ses publicités, et c’est pour cela que ses clients se confient à lui. Il les écoute, met en forme leurs souvenirs, les rédige puis fait imprimer un livre destiné aux amis ou au cercle familial.
Un matin, Lupuline Beuzaboc se présente au biographe.
Tescelin, le père de Lupuline, ancien cheminot du Nord de la France, était un Résistant, un partisan de l’Armée des ombres. Dédaigneux des hommages, il n’a raconté sa bravoure qu’à sa fille. Alors, pour ses 85 ans, Lupuline veut offrir à son père les mémoires de son combat. Elle veut ramener son passé glorieux en pleine lumière. Le vieil homme est réticent. Embarrassé. En colère même de tout ce tapage. Et puis il accepte.
Marcel Frémaux va s’atteler à cet ouvrage avec passion. Pierre Frémaux, son père, fut un Résistant. Comme le vieux Beuzaboc, un partisan de l’Armée des ombres, silencieux et dédaigneux des hommages. Mais son père n’a jamais rien raconté. Et il est mort, laissant son fils sans empreinte de lui.
En écoutant Beuzaboc, c’est son père que le biographe veut entendre. En retraçant sa route, il espère enfin croiser son chemin. Mais rien ne se passe comme il le pensait. Et plus Beuzaboc raconte, plus le doute s’installe. C’est par une poignée de mains, que le biographe et le vieil homme avaient scellé leur pacte de mémoire. Ensemble, ils franchiront les portes de l’enfer.



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