Par Effraction de Hélène Frappat

Par effractionPar Effraction de Hélène Frappat aux éditions Allia

L’histoire commence par le visionnement de films super 8 achetés aux puces par le narrateur. Ces films retracent l’enfance et l’adolescence d’Aurore. Très vite, une question obsessionnelle  va le hanter : « pourquoi cette famille bourgeoise s’est-elle dessaisie de son passé ? ».

En parallèle, nous suivons les songes et les pensées de A. : personnage télépathe dont nous ne connaîtrons que l’initiale.

Troisième roman d’Hélène Frappat aux éditions Allia, on retrouve dans ce court texte ses thèmes favoris : le secret et le voyeurisme, la photographie et le cinéma.

La construction subtile du texte en puzzle rappelant le montage cinématographique, l’auteur est également critique de cinéma, est hélas plombée par une accumulation de clichés rendant la lecture fastidieuse tout en laissant un arrière goût suranné. De plus, le traitement du thème de la télépathie est traité de façon trop carricatural.

La seule réussite à mon goût du roman est de laisser une impression de vieux polaroïd délavé retrouvé au fond d’un tiroir familial. C’est peut-être déjà beaucoup…

Chronique réalisée par Chermedia

Quatrième de couverture :

En chinant aux Puces de Clignancourt, le narrateur ou la narratrice, on ne sait pas au juste, acquiert une caisse de films de famille datant des années 50. Il y découvre alors Aurore, une jeune fille issue d’une famille bourgeoise, filmée par son père puis par son fiancé jusqu’à ses trente ans. L’étonnement survient quand, aux images de la jeune fille se superposent les rêveries et l’histoire d’A., jeune télépathe. Le mystère s’avère d’autant plus troublant que le doute grandit quant à l’assimilation de l’identité des deux personnages : A. et Aurore. Sous des dehors séduisants, dans l’atmosphère classique et surannée d’une famille de la bourgeoisie provinciale de type chabrolien, Par effraction parvient à entraîner le lecteur au coeur même des problématiques du monde contemporain. L’auteur ne cesse de mettre à mal la frontière fragile qui sépare la sphère publique de la sphère privée, invitant ainsi le lecteur à poser un regard réflexif sur la réalité, toute relative, du monde dans lequel il évolue.

Bonus : Un entretien vidéo par Mediapart

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  1. La quatrième de couverture est alléchante, mais votre critique me refroidit. Je garde le titre dans un coin de tête.

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