Un jour parfait de Melania G. Mazzucco

Un jour parfaitUn jour parfait de Melania G. Mazzucco chez Flammarion

Vous l’avez sans doute remarqué, mon blog tourne au ralenti depuis un petit moment. Il faut dire que cela fait plus de deux semaines que je me débats avec ce livre dont je ne parviens pas à voir le bout. Le combat fut rude, j’ai tenté de m’accrocher, mais il faut que je me rende à l’évidence : je capitule à la page 242… Non sans mal, puisque ce livre m’a été gracieusement envoyé par Ulike dans le cadre des chroniques de la rentrée littéraire…

L’histoire :

La scène se passe à Rome. Et tout commence avec un prologue très alléchant : l’appel d’un homme affolé qui a entendu des cris dans l’appartement voisin. Qu’y-a-t-il derrière cette porte ? Malheureusement la quatrième de couverture nous le révèle déjà « les corps sans vie d’un homme et d’un petit garçon. A côté d’eux, une adolescente grièvement blessée respire encore » alors qu’à la page 242 du roman, on ne sait toujours pas ce que les policiers vont découvrir dans l’appartement… En effet, le texte fonctionne ensuite tel une reconstitution heure par heure des événements qui ont mené jusqu’à ce drame( les indices donnés par cette quatrième de couverture trop bavarde m’ont permis de déduire certaines choses…). Jusque là, ça paraît intéressant et le concept l’est vraiment. Les premières heures nous présentent des scènes de vie avec des personnages totalement hétéroclites, de milieux et d’âges différents jusqu’à ce qu’un lien se tisse entre ces personnages.

Mais alors me direz-vous , pourquoi avoir renoncé ? A cause de l’écriture… C’est dense, c’est lourd, ça n’en finit pas !! Les chapitres sont très longs et ne permettent donc pas une lecture hachée, au risque de perdre le fil. Moi qui apprécie de pouvoir lire un peu dès que j’ai cinq minutes de libre, je vous laisse imaginer mon désarroi ! Ce livre est un bloc ! D’ailleurs, ouvrez n’importe quelle page, vous verrez que le texte est très envahissant, que les paragraphes se font très rares, qu’il n’est jamais permis au lecteur de souffler… Cela participait sans doute de cette volonté d’étouffer le lecteur «  jusqu’à l’intolérable » comme nous prévient la quatrième de couverture. Et même les dialogues sont écrits à la chaîne, sans pause, sans retour à la ligne. Cela donne une sensation désagréable, un peu comme lorsque par gourmandise, on prend une trop grosse bouchée et qu’on se demande si on va réussir à avaler le morceau sans s’étouffer…. C’est d’autant plus frustrant que le morceau n’a pas si mauvais goût… car certains personnages ont su me toucher par leur justesse, notamment le petit Kévin, très attaché à sa maman qui lui fait jurer qu’elle ne mourra jamais. Ce même petit Kévin que la maman de Camilla refuse d’inviter à l’anniversaire de sa fille sous prétexte qu’ils ne font pas partie du même monde, alors que Camilla est follement éprise du petit garçon…

Vous l’aurez compris, ma déception est grande, parce que sous cette écriture indigeste se cachait une intrigue néanmoins touchante et intéressante ( ce qui explique aussi pourquoi je n’ai pas abandonné plus tôt). Je suis donc curieuse de lire d’autres avis sur ce livre à côté duquel je suis passée…

Chronique réalisée par Le blog de Pimprenelle

Quatrième de couverture :

Rome, une nuit de mai. Des policiers découvrent dans un appartement les corps sans vie d’un homme et d’un petit garçon. A côté d’eux, une adolescente grièvement blessée respire encore. 24 heures plus tôt, Camilla fête son anniversaire, Emma perd son travail, le député Elio Fioravanti se fait humilier par le président du Conseil, Maja découvre qu’elle est enceinte et Valentina se fait un piercing au nombril. Heure après heure, la tension s’accumule. Jusqu’à l’intolérable. ‘Un jour parfait’ est la chronique minutée d’une journée apparemment ordinaire. Rome offre ici un théâtre vibrant et impitoyable à la tragédie qui va se nouer lors de ces 24 heures. Melania G. Mazzucco revisite des thèmes universels tels que le désamour, la famille, l’enfance.

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1 comment on this postSubmit yours
  1. pas tentée, merci… j’ai déjà de l’indigeste sur ma table de nuit, alors ça suffira pour cette année.

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