La traque de Muriel et Patrick Spens

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La traque de Muriel et Patrick Spens chez Cherche-Midi éditeur

La traque n’est pas le premier roman inspiré du personnage de B. Traven (ce n’est donc pas une bio). Vous pouvez lire sa biographie ici. A lire sa vie, on peut voir que le livre de Muriel et Patrick est une oeuvre d’imagination (d’où le nom de l’auteur du roman B. Larsen) et même une très bonne. L’intrigue est complexe. En effet, les auteurs arrivent à mêler Première et Seconde Guerre Mondiale, l’historique de l’idéologie nazie, la collaboration française et les partis populistes. D’ailleurs, le flic qui enquête Roger Fontenoy a une histoire nonlinéaire (c’est toujours plus intéressant). Ancien membre de l’extrême droite de Doriot, il s’en est détaché car il ne support plus les dérives antisémites et collaborationistes de ses « amis ». Donc comme je disais ici on mêle petite et grande histoire. La petite c’est celle de deux hommes Roger Fontenoy et de Seelendorf. Ils se sont rencontrés paendant la Guerre d’Espagne et même si ils se sont perdus de vue, leur estime réciproque fait que quand Seelendorf va se faire assassiner sur un pont de Paris, Fontenoy va tout faire pour retrouver les assassins. Quitte à remonter dans le passé proche et lointain de Seelendorf au péril de sa vie. L’intrigue est dévoilée au fur et à mesure mais il y a de nouveaux problèmes et questionnement qui arrivent. L’histoire se suit donc de manière avide.

Si autant je n’ai aucune réserve sur l’histoire, j’en ai un peu plus sur la narration. Il y a des personnages dont je n’ai pas vraiment compris l’utilité  : Suzy, la petite amie de Roger Fontenoy (les auteurs finalement s’en servent comme d’une pauvre godiche qui sert à passer des messages ou faire des choses qu’elle ne comprend pas) ou bien encore le logeur de Seelendorf à Paris (il passe un message : oui, et ?). La narration éclatée aussi est parfois dérangeante. On n’a pas forcément envie d’être coupé en pleine action. En effet, le livre est divisé  en deux parties qui sont rédigées de deux manières différentes. La première alterne rapport d’espionage et vie de Roger Fontenoy (on hésite souvent entre le je et le il). La deuxième alterne une sorte de testament de Seelendorf et l’enquête de Fontenoy.

Pour un premier roman, ce livre est plutôt bon même si il a ses défauts mais je lirai sûrement le deuxième pour voir ce que les auteurs auront concocté. Bon, maintenant, je vais lire les romans de B. Traven (il y a deux chapitres du livre qui sont excellents sur le sujet).

Chronique rédigée par Cécile’s Blog

Quatrième de couverture :

Pourquoi le célèbre romancier anarchiste Larsen, exilé  au Mexique, n’a-t-il plus écrit de livres après 1940 ?

Pourquoi les seuls otages fusillés par le gouvernement communiste de Munich en 1919 appartenaient-ils tous à une société secrète dont les principaux membres inspirèrent ensuite son programme d’extermination à Adolf Hitler ?

Pourquoi Rudolf Hess, le dauphin d’Hitler, a-t-il gagné  en avion la Grande-Bretagne au printemps 1941, avant le déclenchement de l’opération Barbarossa ?

Pourquoi Jacques Doriot, ancien communiste devenu chef du Parti populaire français collaborationniste, a-t-il été mitraillé dans sa voiture, en 1945, par des avions de chasse non identifiés, sur une route du sud de l’Allemagne ?

L’enquête menée  à Paris au début de l’été  1942 par un inspecteur français à  la suite d’un officier SS conduit sur la piste de quelques-uns des aspects les plus mystérieux de la Seconde Guerre mondiale.

Un thriller historique qui fait revivre, sous les traits de Larsen, l’écrivain B. Traven, l’inconnu le plus fameux des annales littéraires du XXe siècle.

Ce roman, par son intrigue aux multiples rebondissements et son intelligence rouée, nous fait toucher du doigt toute l’ambiguïté  de la période de l’Occupation.

La traque est le premier roman de Muriel et Patrick Spens.



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