Tigres de Guerre de David Gibbins

gibbinsTigres de Guerre de David Gibbins chez First Editions

Un roman à priori comme je les aime, où l’aventure flirte avec le documentaire.
Il fait suite à d’autres romans de l’auteur que je n’ai pas lus dans lesquels
les personnages étaient déjà « nés ». « Tigres de guerre » est un roman foisonnant
qui s’articule autour de trois époques et trois périples.

L’époque romaine avec l’histoire des légionnaires perdus de Crassus suite à la
bataille de Carrhae.

La fin du XIX ème siècle où l’on suit John, militaire britannique envoyé en Inde
et son comparse Wauchope. Leur périple est consigné dans un journal tenu par
John qui s’arrête brutalement le 20 août 1879.

La dernière époque est contemporaine. Jack veut comprendre ce qui est relaté
dans le journal de son arrière-arrière- grand-père ; Sa quête va le mener au fin
fond de la jungle indienne, en Afghanistan et sur la route de la soie,
accompagné de Costas.

Les éléments du puzzle de cette chasse au trésor vont s’assembler pour
reconstituer un tableau dont le thème central est la quête d’immortalité.

Que penser de ce roman ?

J’ai un sentiment mitigé, j’ai eu du mal à adhérer et si ce n’était ce contrat à
honorer (un livre, une chronique) j’aurais abandonné. J’ai senti un frémissement
d’intérêt uniquement vers la 150 ème page.

D’une part, les points faibles :

- Le vocabulaire un peu technique qui nuit à la lecture facile du texte et donc
de l’intrigue. Sentiment très fortement ressenti au début du roman.

- Les personnages ne sont pas très attachants. Je n’ai ressenti aucune empathie
pour les personnages y compris Jacq et John. Je ne saurais vraiment brosser un
portrait des personnages sauf l’humour de Costas baume de légèreté. Quelques
traits sans plus.

- Les « indices » retrouvés comme par coïncidence alors que les héros cherchent
une aiguille dans une botte de foin. Une fois, on glisse, plusieurs fois c’est
trop artificiel pour que ce soit crédible.

D’autre part, les points forts :

- L’ensemble de l’histoire qui est bien articulé.

- Quelques belles pages émouvantes lors de la mort de John près du puits en
Afghanistan au début du XXème siècle.

- L’idée même d’une chasse au trésor à travers le monde, quelqu’en soit la
quête.

- La chute de l’histoire ou plutôt les supputations de Jacq assez inattendues.

Globalement, j’ai le sentiment d’avoir découvert un beau tableau, un peu lourd,
finement assemblé, avec des personnages centraux qui manquent de charisme .

Chronique rédigée par Thais

Quatrième de couverture :

Jack Howard. Archéologue de renommée internationale. À son actif : la localisation de la cité perdue de l’Atlantide, la découverte du Chandelier d’Or, précieux artefact ramené des premières croisades, ou encore la résolution du mystère du Saint-Suaire, relique qui divise les chrétiens depuis des siècles… Autant dire que Jack n’a pas peur de sillonner les zones les plus « chaudes » de la planète, assisté de son équipe de scientifiques de haut  vol et qu’il ne rechigne pas à s’attaquer aux mythes… Cette fois, il va devoir se frayer un chemin à travers les jungles mystérieuses du Rajahstan, et mettre ses pas dans ceux d’une bande de légionnaires romains qui auraient enterré là, il y a fort longtemps, une relique capable de faire voler en éclat notre civilisation moderne…



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