USA 1976 de William Cliff

64067249012USA 1976 de William Cliff aux éditions de la Table Ronde

Je suis très friande des récits de voyage. Mais celui ci me laisse perplexe… Un jeune Belge de 25ans , qui admire par dessus tout les américains, part découvrir l’Amérique à une époque où le tourisme n’était pas démocratisé comme maintenant. Il embarque même dans un aéroplane pour la première fois. Je pensais pouvoir le suivre émotionnellement durant tout son périple. Alors certes, j’ai revécu avec lui l’excitation de l’arrivée à New York. J’ai vécu ce même événement il y a 17 ans, après 25 heures de bus et 5 mois passés en Floride. La grosse pomme va t-elle m’accepter, vais-je y trouver ma place, m’y faire engloutir ou en être rejetée… Ma lecture commençait sous de bons hospices. Et puis et puis, plus rien ou pas grand chose. D’une voix distante, l’auteur nous décrit certains quartiers du New York des années 70. Tout cela manque cruellement d’émotion et d’enthousiasme, au point que l’auteur en vient même à s’ennuyer à New York. Le pitch évoque des grands espaces et de longues marches que l’on ne trouve pas au fil des pages. Pourtant, les Etats -Unis sont le pays des grands espaces par excellence. Ce qui fait la richesse d’un voyage, ce sont d’une part les différences, les paysages grandioses, le dépaysement mais d’autre part et surtout , les rencontres humaines. Et dans ce livre, les seules rencontres que l’auteur mentionne sont des rencontres gay, purement sexuelles de surcroit. Même pas un peu d’échange culturel, et encore moins d’amour… Alors voilà, je suis incrédule et obligeante à la fois en octroyant deux étoiles à ce livre pour l’arrivée à New York et certains descriptifs de la mégalopole. Mais franchement, le sujet méritait un bien meilleur traitement. A moins que l’auteur ait choisi en toute connaissance de cause de nous conter la partie la moins intéressante de son voyage. Perplexe, je vous dis. Je suis perplexe.

Une seule jolie phrase relevée dans ce livre :

 » Mais quelle doit être notre morale après qu’on ait fait d’aussi éloignés et beau voyages ? Devons vous rester arides comme si nous n’étions pas agrandis par ce que nous avons vu ? Et le sourire qui nous vient, ne doit il pas être plus lumineux, plus véridique ? »

Chronique rédigée par Géraldine

Quatrième de couverture :

Un jeune homme prend l’avion pour la première fois de sa vie et se lance dans un «audacieux voyage», sans tabous ni clichés. Au gré de son humeur et de ses rencontres, il arpente New York, Boston, San Francisco… Les grands espaces, les marches éreintantes et puis aussi une fascination, un sourire, une lumière, qui rafraîchissent et donnent de l’élan…



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