Chouquette d'Emilie Frèche

arton16569-d49beChouquette d’Emilie Frèche chez Actes Sud

Donc la mamie de Lucas se nomme Chouquette et le grand père c’est Gepetto le grand absent de ce roman social.Elle a la soixantaine n’est pas la grand-mère idéale comme le souhaiterait sa fille Adèle. Pour les grandes vacances Adèle se trouve obligé d’envoyé son fils, six ans,en colonie de vacances au Lavandou. Car elle doit partir sauver le monde au fin fond de l’Afrique. Le malheureux Lucas a attrapé la varicelle, et Chouquette en vacances à côté à Saint-Tropez sera dans l’obligation de le récupérer et de s’occuper de lui, durant trois jours.
Une tranche de vie familiale contemporaine, un livre au ton juste sans fioriture. J’ai ris durant ma lecture parfois, c’est grinçant surtout, concernant les nouvelles grand-mères qui ont eu leur période baba cool « peace and love ». C’est un roman sur la crise financière mais aussi sur la crise des couples, mais aussi sur les valeurs fondamentales qui s’ effondre car tout va trop vite. Nous vivons une époque où les hommes et les femmes doivent – être performant, être éternellement jeune et beau, et vieillir n’a pas sa place. Adéle se veux être la maman irréprochable, qui ne veut pas que son enfant regarde la télévision, ne mange pas de bonbons. Adéle se préoccupe d’humanitaire, pensant sauver des africains de la misère au fin fond de l’Afrique. C’est un roman qui pose des questions sur la famille, et de la place de chaque parent que doit on transmettre à nos enfants quel mode de vie aussi. J’aime bien la couverture du livre car elle donne une idée sur qui est Chouquette.
 » Catherine n’avait pas pu s’en empêcher . C’était toujours la même question débile, Chouquette, comme une chouquette ? »Non, comme une religieuse ! » répondait-elle la prochaine fois. »

Chronique rédigée par Malice

Quatrième de couverture:

Quelle femme de soixante ans, aujourd’hui, peut sans grimacer s’entendre appeler “mamie” ? Pas Chouquette, qui a réglé le problème en recyclant le surnom de ses tendres années, au grand dam de sa fille Adèle, laquelle rêve pour son petit Lucas d’une vraie grand-mère.

N’empêche, vraie ou fausse, c’est bien Chouquette qui doit jouer les baby-sitters de luxe auprès de son petit-fils renvoyé de sa colo pour cause de varicelle… pendant qu’Adèle est partie sauver le monde au fin fond de l’Afrique.

Bling-bling tropézien sur fond de crash financier, c’est le décor plein soleil dans lequel Chouquette se retrouve en tête à tête forcé avec Lucas… et la réalité. Trois jours de la vie d’une sexagénaire en perte de repères, pour tirer le portrait au vitriol d’une femme qui se noie, d’une époque qui boit la tasse et d’une génération qui tente coûte que coûte de garder les yeux grands fermés.

Où la satire sociale, légère, féroce et réjouissante vire progressivement à quelque chose de plus grave, de plus profond, de plus amer, de bien plus intime aussi. Et cette fantaisie sur une grand-mère au bord de la crise de nerfs devient alors le roman d’un monde en crise, du déni, de la peur de mourir et, au bout du compte, de l’héritage que nous laissons à nos enfants.

A trente-trois ans, Emilie Frèche est l’auteur de quatre romans : Les Vies denses (Ramsay, 2001), Une femme normale (Ramsay, 2002), Le Sourire de l’ange (Ramsay, 2004) et Le Film de Jacky Cukier (Anne Carrière, 2006). Et de deux documents autour de la mort d’Ilan Halimi : La Mort d’un pote (Panama, 2006) et, en 2009, avec Ruth Halimi, Vingt-quatre jours. La vérité sur la mort d’Ilan Halimi (Seuil).



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