La ballade de l’escargot de Michel Baglin chez Pascal Galodé éditeur
La ballade de L’escargot de Michel Baglin est un policier dont je suis bien incapable de définir le genre.
L’escargot? C’est Clément, un architecte qui se marginalise à la suite de plusieurs déboires. Il y a plusieurs années, il prête son nom à une opération immobilière véreuse. Il y a deux ans, sa fille a tenté de se suicider suite à un viol et vient d’essayer de recommencer. Et pour finir, Clément vient de quitter le domicile conjugale en se rendent compte que sa femme le trompe avec son associé. Et oui, il y a des jours… Je ne vais pas dire, plutôt écrire le contraire, l’histoire est glauque et pourtant, je n’avais toujours pas envie d’abandonner cette lecture.
Le style de départ a, pourtant, bien failli avoir raison de moi. Au fond du gouffre, Clément, héros et narrateur, utilise des phrases courtes comme des balles sifflantes d’une mitraillette dévastant sa vie (désolée pour la comparaison facile, je n’ai pas trouvé de métaphore plus appropriée). Clément devient alors l’Escargot, en emménageant dans son camping car. Il rencontre plusieurs figures de la rue, se sent de mieux en mieux et sa syntaxe redevient celle du bourgeois éduqué qu’il est.
Grâce à son nouvel entourage, il arrive même à révéler les non-dits qui tuent son existence et peut ainsi se reconstruire. Certe la fin est rapide, ce dénouement, prévisible, est d’ailleurs loin d’être l’intérêt principal du livre. Plus qu’un polar, Machel Baglin propose habilement un roman d’atmosphère donc le potentiel cinématographique est évident. Je me suis amusée à dénicher le réalisateur adéquat : un Luc Besson époque Subway ou mieux encore Jacques Audiard.
A lire en attendant de le voir.
(A noter, la couverture qui reflète parfaitement l’atmosphère du livre.)
Le libraire de la librairie Deloche a également aimé.
Chronique rédigée par Mots en bouche
Quatrième de couverture :
Comme deux précédents romans de l’auteur, (Lignes de fuite et Un sang d’encre) cette Ballade de l’Escargot est un polar qui mêle la traque et la quête, l’action et la peinture de personnages en rupture de famille, d’amour, de société… Il se déroule en partie dans une sorte de cour des miracles constituée de paumés, de dealers, de squatters, de skins et de prostituées.

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