Des feux fragiles dans la nuit qui vient de Xavier Hanotte

des-feux-fragiles-dans-la-nuit-qui-vient

Des feux fragiles dans la nuit qui vient de Xavier Hanotte, aux éditions Belfond

Ce livre me laisse avec un avis plutôt mitigé.

Berthier est un civil embarqué dans une guerre en tant que caporal. C’est tout ce que l’on sait au début du récit, et je ne vais donc pas vous en raconter plus sur l’histoire.

Xavier Hanotte est un auteur belge assez connu, et toujours très apprécié de la critique. Je m’attendais donc à plonger dans une lecture merveilleuse, surtout que le quatrième de couverture donnait de nombreuses perspectives.

Au début, c’est ce qui est arrivé. On commence le livre en ne sachant rien, et on apprend un peu plus la situation à chaque étape, ce qui, pour moi, est un point très positif.

Mais voila, très vite, le livre traîne en longueur, il ne se passe pas grand-chose, on en est presque à suivre la vie de Berthier au jour le jour, avec un désintérêt proche de celui que L’Étranger de Camus montre envers le monde, ce qui rend les personnages moins attachants et l’histoire beaucoup moins intéressante.

Ce qui m’intriguait le plus, c’était le fait que l’histoire serait liée à une vieille légende, et je pensais que Berthier, en lisant cette légende, agirait en conséquence. Mais non, il se laisse emporter par les évènements sans vraiment réagir, remarquant juste de temps en temps que ce qui se passe est proche de ce qui est raconté dans l’histoire, et cela accentue le détachement que l’on a envers ce personnage. Et à cause de cela, le fait que l’histoire tournait autour d’une légende fini par se perdre, car, à part la lecture de la légende, il ne se passe pas énormément de choses en rapport.

Ce dernier point va pour moi totalement à l’encontre de ce qui était raconté dans le quatrième de couverture et m’a totalement déçu.

Il y a aussi toute une histoire à propos d’une arme. Histoire qui, je trouve, ne révèle pas au final les réponses aux questions que l’on se pose et laisse donc les résultats de l’intrigue incomplète.

Néanmoins, le style d’écriture de l’auteur est assez agréable à lire et on peut prendre le livre, dans certains de ses passages, par un côté philosophique assez intéressant.

En bref, le livre à un quatrième de couverture et un début qui laissent penser à de bonnes perspectives, mais on fini vite par se retrouver totalement détaché de l’histoire à cause d’un personnage fort inintéressant et passif. On s’ennuie donc vite malgré le bon style d’écriture de l’auteur.

Chronique réalisée par 1001bouquins.

Présentation de l’éditeur

Il y a une Île et le Continent. L’une en état de siège, l’autre en plein boom économique. Une guerre qui s’éternise au large dans l’indifférence générale. Les troupiers abandonnés d’une démocratie en partance, laissés seuls face aux partisans convaincus du Rien. Dans les Hautes-Terres évacuées, des villes entières disparaissent sans que l’État central fasse mine de réagir. Mais pourquoi donc personne n’ose-t-il s’aventurer au-delà des forêts du nord ? Comment combattre un ennemi qui demeure insaisissable ? Sur l’avenir de l’Île plane une menace aux accents étrangement prophétiques, et un sentiment de déjà-vu pousse alors l’adjudant Berthier à relire une très ancienne légende nordique, « La Relève de saint Olaf »…

Et si tout, déjà, était écrit ?

Dans les méandres d’une écriture envoûtante apparaissent peu à peu les reflets ténus d’un grand jeu de miroirs. En les suivant, Berthier et quelques autres ne s’acheminent-ils pas vers leur propre vérité ?

Lisez la chronique n°2.



une petite faim de culture ? inscrivez vous à la newsletter
Share This
WordPress Video Lightbox Plugin