Le cri de l'engoulevent de Kjell Eriksson – Chronique n°1

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Le cri de l’engoulevent de Kjell Eriksson, aux éditions Gaïa

Bénéficiant des largesses des éditeurs, j’ai pu au mois d’août lire ce pensum. Alors que j’étais confortablement installé, me voilà encore aux prises avec un roman prolétarien suédois. Encore un !

Le précédent roman prolétarien était Millénium. Stieg Larsson, le plumitif d’extrême gauche monomaniaque qui chassait encore les nazis et les fascistes en 2000. Mais si vous savez le best-seller mal écrit, trop long, tout le monde le doit lire et trouver bien parce que les autres l’ont lu et l’ont trouvé bien parce que les autres l’ont trouvé bien même s’ils ne l’avaient pas lu. Et chacun pense in petto qu’il est trop long, qu’il faut lire en diagonale, que c’est mal écrit et que la quatrième de couverture nous conte 50% du livre. Voir les critiques de Millenium 1 et Millenium 2.

Vu la composition de l’intelligentsia française, chacun aura compris pourquoi ce brave homme, qui avait légué ses droits d’auteur au Parti Communiste Suédois (qui l’a refusé vu les sommes en jeu, mauvais pour l’image), aura été tant promu dans notre beau pays.

Nous voilà avec un nouveau prolétarien suédois. Un nouveau Millenium ? En tout ca aussi mal écrit, aussi long et pénible à la lecture et encore un chasseur de nazis et de capitaliste de tous poils. Il suffit de lire la profession de foi de l’ancien planteur de choux suédois à son éditeur :

  • Gaïa : Pouvez-vous résumer les caractéristiques importantes de votre livre ? Quelles en sont les idées motrices ?
  • Kjell Eriksson : Entre 1999 et 2009, j’ai écrit 2 romans, 1 documentaire et 10 romans policiers. Ces derniers sondent systématiquement la société actuelle, dans ma ville natale d’Uppsala. Ecrire des romans qui ne parlent que de froid, de cadavres ensanglantés et de psychopathes, sans toile de fond économique et sociale, ne m’intéresse pas.
  • Gaïa : Comment êtes-vous venu à l’écriture ? Est-ce qu’un souvenir précis se rattache à vos débuts ?
  • Kjell Eriksson : Par accident. J’ai écrit de courts textes pour un journal syndical au début des années 80.
  • Gaïa : Qui a été votre premier lecteur ?
  • Kjell Eriksson : Mes premiers lecteurs furent mes amis du syndicat.

En d’autres termes un agriculteur syndicaliste capable de pondre plus de 10 romans en 10 ans avec comme objectif premier : une toile de fond économique et sociale au format syndicaliste de gauche, mondialiste, tiers-mondiste… Le texte est traduit du suédois par Philippe Bouquet, présentant toutes les compétences requises puisque sa thèse portait sur L’Individu et la Société dans les œuvres des romanciers prolétariens suédois.

Je dis halte aux romanciers prolétariens suédois qui en plus écrivent comme des pieds. Vivement que l’on apporte autre chose des pays du froid.

Lectori salutem, Pikkendorff

Chronique réalisée par Pikkendorff.

Présentation de l’éditeur

« Qui a vu l’engoulevent voit sa mort », dit un proverbe tant suédois qu’iranien à propos d’un oiseau connu aussi pour annoncer le printemps. La ville tranquille d’Uppsala est le théâtre d’une série d’actes de vandalisme. Les vitrines de la rue commerçante volent en éclat et un jeune homme est retrouvé assassiné. De retour de congé maternité, Ann Lindell enquête, peinant à calmer les ardeurs de son collègue Ola, alors qu’Edvard, son ancien amant, reprend contact.

Lisez la chronique n°2.



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