Fruits et légumes d'Anthony Palou – Chronique n°2

fruits et légumes

Fruits et légumes d’Anthony Palou aux éditions Albin Michel

Le résumé du livre :

L’enfance, l’adolescence et les années d’adulte d’un fils de primeur, lui-même fils d’immigré espagnol ayant fait carrière et fortune en vendant agrumes et légumes au coeur de la Bretagne, entre débuts heureux et déclin économique.

Mon avis post-lecture :

Il flotte comme un air du Bon Beurre de Dutourd et de l’oeuvre de Pagnol dans ce texte.

Si le fil du roman n’est pas parsemé d’actions éclatantes, il se déroule tranquillement, comme la vie de cette famille propriétaire d’un négoce de fruits et légumes, vue à travers le prisme des yeux du fils. Son enfance et l’attente du retour de son père le soir au volant de sa camionnette, ses premiers émois adolescents pour Marie, la fille du charcutier (injustement surnommée « Boudin » par ses camarades, du fait de l’affaire paternelle), la vie de famille se délitant doucement au fur et à mesure du déclin des affaires, la valse des huissiers venant coller moult post-its sur les meubles à embarquer…

On suit ces aventures qui n’en sont pas comme l’on suivrait la vie d’une famille de voisins : avec un intérêt discret.

Chronique réalisée par Miss Rose.

Présentation de l’éditeur

« Toute ma vie, il y a eu un décalage horaire entre papa et nous. Mon père était « primeurs ». »

Entre dérision et nostalgie, cette chronique sociale et familiale est avant tout la radiographie d’une époque. Celle des années 70, période d’insouciance qu’Anthony Palou évoque à travers l’essor et le déclin d’une « dynastie fruitière », qui a fui l’Espagne franquiste pour faire fortune en France avec sa soupe catalane. Sur un ton à la fois drôle et lucide, l’auteur de Camille, prix Décembre, exprime avec tendresse la pudeur des déclassés, la fin des illusions et l’apprentissage de la mélancolie.

Lisez la chronique n°1.

Entretien vidéo :



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