Le froid modifie la trajectoire des poissons de Pierre Szalowski

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Le froid modifie la trajectoire des poissons de Pierre Szalowski, aux éditions Héloïse d’Ormesson

Comme je l’ai lu à plusieurs endroits de la blogosphère, ce roman est une véritable bouffée de fraicheur. L’histoire qui nous est racontée, qui pourrait se passer « nulle part et partout », est celle d’un petit garçon, dont nous ne connaitrons pas le prénom, dont les parents décident de divorcer. Juste après qu’ils lui en ont fait l’annonce, une tempête de verglas s’abat sur la ville.

« Le froid modifie la trajectoire des poissons » mais également ici le comportement humain. La solidarité, l’entraide et les retrouvailles vont alors être les valeurs mises à l’honneur.

J’ai aimé la construction du roman, chapitres courts, rythmés par les prévisions météorologiques, le titre des chapitres correspondants à la dernière phrase des dits chapitres et surtout, surtout le parler québécois ! Toutes ces expressions sont à mes yeux tellement fraiches, tellement pimpantes à mes oreilles que toutes les conversations m’ont paru extrêmement vivantes et sincères.

Cependant, oui car il y a un petit bémol, si la forme m’a totalement séduite, le fond m’a laissé plutôt dubitative. J’ai ressenti un manque cruel de nuances dans la psychologie des personnages (ma lecture précédente était Guerre et Paix, ceci explique peut-être cela) et je les ai trouvés plutôt « clichés » : la strip-teaseuse au grand cœur, le savant limite autiste, l’ex-musicien moitié alcoolo, moitié épave, et j’en passe…

Quant au déroulement de ces jours de verglas, si je conçois parfaitement qu’une catastrophe naturelle puisse générer une grande solidarité, je ne pense pas que tout un immeuble puisse changer du tout au tout en quelques jours et que ce changement soit durable. Tout ça m’a paru vraiment trop gros et cousu de fil blanc et les ficelles de l’émotion sont parfois plutôt des poutres…

Mais au final, c’est plein de bons sentiments, souvent de jolis mots, ça donne envie de sourire, bref ça atteint son but de roman-fraîcheur.

Chronique réalisée par Restling.

Présentation de l’éditeur

4 janvier 1998. Un garçon de dix ans apprend que ses parents vont se séparer. Désespéré, il demande au ciel de l’aider. Le lendemain débute la plus grande tempête de verglas que le Québec ait jamais connue.

Ce déluge de glace n’empêche pas son père de quitter la maison. Mais pour ses voisins, des évènements incroyables ou anodins font en sorte que leurs vies basculent peu à peu. Julie, danseuse en mal d’amour, accueille chez elle Boris, scientifique égocentrique, qui ne vit que pour ses expériences sur les poissons ; Michel et Simon, les deux « frères » si discrets, qu’on ne voit jamais ensemble, ouvrent leur porte à Alexis, leur voisin homophobe.

Face à l’adversité, des liens se créent ; face au froid, l’entraide, la solidarité et l’altruisme enflamment les cœurs.



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