Les chagrins de Judith Perrignon

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Les chagrins de Judith Perrignon, aux éditions Stock

Angèle a été élevée jusqu’à l’âge de cinq ans par sa grand-mère Mila car sa mère Helena était en prison. De ce bâtiment où les femmes étaient emprisonnées, il ne reste rien. Un nouveau décor a pris place : des balançoires et des nouveaux quartiers. Helena s’est toujours montrée froide et distante avec Angèle. A la mort de sa mère, Angèle découvre dans des lettres qu’elle est née en prison. Angèle va tout faire pour découvrir l’histoire de sa mère et celle de naissance.

Malgré l’écriture fluide, je n’ai pas été convaincue par ce livre. Dès le début, Le rythme trop lent à mon goût instaure ajoute un parfum de mélancolie et de nostalgie au goût bien amer. Helena est froide, distante même avec sa propre fille Angèle comme si elle représentait un fardeau et non un espoir et l’avenir. L’histoire racontée par le journaliste qui avait suivi à l’époque le procès m’a semble irréelle. Seul personnage crédible et qui a retenu mon attention, la grand-mère de Mila : généreuse et attachante.

Je suis passée à côté de cette lecture et je n’ai ressenti que de l’indifférence… sans comprendre le chagrin d’Helena.

Chronique réalisée par Clara.

Présentation de l’éditeur

Il n’y a plus trace de rien, là-bas. On a déversé des tonnes de sable, vissé des balançoires, planté des arbres et décrété l’insouciance. Mais la mémoire complote. Les chemins serpentent. Le terrain fait des vagues. Le toboggan est habillé d’une tour qui ne guette plus rien. Sous le sable de ce square parisien, il y a la poussière et les secrets d’une prison de femmes. La Petite Roquette, détruite en 1973. Tout le monde a préféré l’oublier. Sauf Angèle. Nul ne lui avait jamais dit qu’elle était née ici, quelque part sous les balançoires, le 16 novembre 1967, un quart d’heure avant l’extinction des feux. Mais sa mère vient de mourir. Helena Danec 1945-2007. Femme sèche et silencieuse. Elle laisse des lettres reçues en prison, un vieil article de presse racontant son procès, et le nom de l’homme qu’elle aimait.

Alors le passé ne demande qu’à surgir, qu’à faire entendre les vertiges de l’amour, la beauté d’une époque révoltée et la puissance de la musique. Il réclame des explications, il cherche et emprunte toutes les voix ; celle d’Angèle, celle de Mila sa grand-mère, celle d’un vieux journaliste qui en sait beaucoup plus long que ce qu’il avait écrit, et même celle de l’homme qui s’est enfui. Tous racontent l’histoire d’Helena. Son chagrin. Leurs chagrins.



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