Plage de Marie Sizun – Chronique n°2

plage

Plage de Marie Sizun, aux éditions Arléa

Marie Sizun est, comme elle le dit elle-même, ma presque sœur (nous sommes nés la même année et avons de nombreux points communs…). Plage est le dernier des 5 romans de Marie : Le Père de la Petite, La Femme de l’Allemand (Grand Prix des lectrices de Elle 2008, jeux croisés, Éclats d’enfance.

Je retrouve dans ses romans des fragments de vie, des éclairs de sentiments, des images volées qui me parlent directement et j’attends la sortie de chacun de ses nouveaux romans avec impatience pour y retrouver des lieux que j’ai fréquentés, des personnages que j’ai croisés (dans l’esprit de mes Croquis sans Crayon…), des rapports humains que j’ai éprouvés. Et bien sûr, c’est aussi le cas dans Plage…

Plage est l’histoire d’une jeune femme – Anne - qui attend son amant pendant une semaine sur une plage de Bretagne. Il doit arriver dans une semaine, que dis-je, dans sept jours, que dis-je dans 168 minutes. Cette attente n’en finit pas de finir. Plus les jours s’égrènent et plus le doute s’installe ; il prend la place de l’extase de la retrouvaille. Monsieur est marié, voilà pourquoi. Anne observe et décortique ses voisins de plage, les convives de la pension Quémeneur, les touristes. Comme Anne, DSC02055 l’intrigue se languit et tout à coup son intensité augmente et nous passons de la contemplation à un thriller émotionnel.

Je suis sûr que ce roman vous prendra au piège de l’émotion vécue lors d’attentes analogues que vous avez vécues, à attendre LA lettre, LE coup de fil, LE message qui allait bouleverser votre vie. Est-il arrivé enfin ? Répondez-moi. Et en attendant, placez Plage dans votre liste de courses.

Remarque à l’éditeur Arléa : Une fois terminé le livre, je regarde attentivement la couverture ; et là je (re)découvre une Anne souriante, le téléphone mobile collé à son oreille. Ce n’est pas du tout la Anne du roman. C’est même un contre-sens. Celle du roman ressemble plutôt à celle de la photo ci-contre où l’on voit une femme (que j’ai beaucoup connue, comme on dit), regardant avec une tristesse palpable la mer du Pays de Caux.

Chronique réalisée par Henri Kaufman.

Présentation de l’éditeur

Que fait cette femme seule sur la plage d’une petite station balnéaire de Bretagne ? Elle est si discrète qu’elle se fond dans le paysage. Elle observe les gens autour d’elle, semble attendre, mais quoi ?

C’est un homme qu’elle attend. Il doit venir la rejoindre ; il le lui a promis. À la fin de la semaine, il sera là. Il est son amant. Il est marié. Elle veut voir dans sa prochaine venue un choix qu’il assume.

Alors elle l’attend et trompe son ennui en jouant à la femme en vacances. Mais les jours se succèdent, les nouvelles se font plus rares, plus embrouillées.

Lisez la chronique n°1.



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