Kapitoil de Teddy Wayne

QB002009

Kapitoil de Teddy Wayne, aux éditions Liana Levi

Un jeune informaticien Qatari débarque à New York dans le cadre de son travail pour l’une des plus importantes banques des Etats-Unis.

Que peut-on espérer ? L’histoire d’un Candide des temps modernes qui va nous révéler les Etats-Unis vu par un jeune mulsulman ? Assister à l’ascension spectaculaire d’un jeune prodigue des mathématiques dans le monde des affaires ?

J’ai plus envie de répondre « ni l’un ni l’autre » que les « deux ». Les questionnements internes de Karim, notre héros sont assez laborieux et mis en scène sous forme de raisonnements logiques, ce qui devient vite lassant. Quant à son ascension au sein de la banque, elle se fait principalement grâce à des envois d’e-mails ce qui évite au lecteur
toute montée d’adrénaline. Pas de coups bas ni d’histoires tordues, tout est désespérément lisse et glisse sur le lecteur.

Pas de grain de sable non plus avec le programme informatique de Karim, Kapitoil, qui permet de parier sur les marchés du pétrole. L’algorithme en place permet à sa banque de gagner régulièrement et surement de grandes sommes d’argent… Si Jérôme Kerviel avait su…

A la fin de la lecture, impossible de se représenter la tête que pourrait avoir Karim ou tout autre personnage du livre. Les rares descriptions et les quelques personnages du livre (au total, ils sont moins de 10) sont comme les pièces différents puzzles…

En bref, pour son premier roman Teddy Wayne devra obtenir une bonne place sur les linéaires des stations de train s’il veut faire quelques ventes.

Chronique réalisée par Romain Lhez.

Présentation de l’éditeur

Pas facile de débarquer à New York pour un jeune informaticien qatari. Même si l’on est un vrai crack et que la multinationale qui vous emploie vous offre un pont d’or pour contrer le bug de l’an 2000. Quelles sont les règles de politesse à respecter ? Comment décoder des expressions aussi déroutantes que « cul-terreux » ou « taper dans l’œil » ? Karim s’efforce de ne pas commettre d’impairs pendant le temps libre que lui laisse son travail. Un temps qu’il consacre surtout à développer Kapitoil, un ambitieux programme permet-tant de prédire les cours du pétrole pour le plus grand profit des traders. À moins que… Dans une comédie bien moins légère qu’elle n’en a l’air, Kapitoil croque avec finesse une Amérique malade de la spéculation et du manque d’éthique de ses grands patrons.

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