La couleur des sentiments de Kathryn Stockett

la-couleur-des-sentiments

La couleur des sentiments de Kathryn Stockett, aux éditions Jacqueline Chambon

Traduit par Pierre Girard

Je ne vais pas y aller par quatre chemins : j’ai adoré ! Ce sera sans doute une de mes plus belles et plus touchantes lectures de l’année 2010.

J’ai tellement aimé que je ne sais pas par où commencer. Mais il faut tout de même que je me lance alors, allons-y !

Très vite, nous sommes plongés dans l’ambiance des années 60 aux Etats-Unis, en pleine ségrégation. Les « deux mondes » dans lesquels évoluent les personnages m’ont paru très réalistes et très vite, la description des faits, des actions, des paroles des blancs envers les noirs m’a choquée. Comme souvent, on sait que ça existe mais on n’y prête pas attention, ce n’est pas chez nous que cela se passe.

Mais malgré ce contexte très sérieux et très lourd, j’ai trouvé ce roman écrit avec beaucoup d’humour. Le récit est bourré d’humanité et d’émotion.

Emotion provoquée par notre trio de choc : Aibileen, Minny et Skeeter. Deux bonnes noires et une blanche. Il y a une alternance des narrateurs, très bien indiquée qui, à mon sens, rend le récit plus complet car nous avons plusieurs points de vue et les personnages n’en sont que plus attachants. Ce sont d’ailleurs des personnages qui vous collent à la peau. Ils ont fait partie intégrante de ma vie durant les quelques jours de ma lecture. Ils m’ont habitée, j’étais toujours pressée de me retrouver le nez dans mon livre pour poursuivre les aventures de ces femmes plus courageuses les unes que les autres.

Bref, ce livre est un énorme coup de cœur. Je pense qu’il va faire le tour de ma famille, tant je suis persuadée qu’il plaira à mes proches. Je ne peux qu’en conseiller la lecture et je vous assure, vous sortirez grandi de ce récit bouleversant !

Chronique réalisée par Livresque.

Présentation de l’éditeur

Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s’occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L’insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s’enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s’exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu’on n’a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l’ont congédiée.

Mais Skeeter, la fille des Phelan, n’est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s’acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui ‘la élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même lui laisser un mot.

Une jeune bourgeoise blanche et deux bonnes noires. Personne ne croirait à leur amitié ; moins encore la toléreraient. Pourtant, poussées par une sourde envie de changer les choses, malgré la peur, elles vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante.

Passionnant, drôle, émouvant, La couleur des sentiments a conquis l’Amérique avec ses personnages inoubliables. Vendu à plus de deux millions d’exemplaires, ce premier roman, véritable phénomène culturel outre-Atlantique, est un pur bonheur de lecture.

Retrouvez son interview ici

Voter : 1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars
Loading ... Loading ...

Votez pour soutenir ce livre pour le Grand Prix Littéraire du Web
33 total comments on this postSubmit yours
  1. J’ai adoré ce livre auquel j’ai consacré quelques mois de ma vie puisque j’en suis le traducteur en français.
    Pourriez-vous à l’occasion mentionner le nom des traducteurs?
    Merci d’avance
    PG

  2. J’en ai lu la version anglaise cet été et ne peux que partager votre opinion. Ce livre a quelque chose d’extraordinairement émouvant…j’ai suivi, fascinée, les péripéties de ces 3 femmes: humour et tragédie, justesse du ton, élégance de la construction, autant de qualités qui font de ce roman un petit chef-d’oeuvre d’humanité.
    J’ajouterai que, si vous en avez la possibilité, l’effort que suppose la lecture en version originale en vaut la chandelle : le « parler » des noirs du Mississipi est d’une saveur sans égale.

  3. Un excellent roman, qui mérite d’être lu par le plus grand nombre!

  4. Je viens d’achever la lecture en version française. Exquis! on ne le lâche pas une fois qu’on l’a commencé. Aibi, Minny et Skeeter ne nous lâchent plus après cette lecture. C’est plein d’humanité, de leçon de vie, mais aussi de pardon et d’humilité.
    Merci pour ce bonheur, j’envie ceux qui ne l’ont pas encore lu.

  5. j’ai beaucoup aimé ce livre qui a beaucoup d’amour de gentillesse d’humilité
    une vraie leçon de vie
    quel amour porte ces femmes bravo

  6. Couverture attractive…déjà l’évocation des années 60 étatsusiennes. peut-être la marche de Washington ?
    Curieuse, je rentre dans le quotidien de Minny, des Miss, de Steeker et, je ne les quitte plus …
    Rien de plus.Pour celui qui se laisse toucher par Ce problème ou des questions d’aujourd’hui qui n’en sont pas si éloignées, alors… bonne lecture.

  7. Encore un exemple de littérature américaine bien supérieure à la littérature française !

    Tout y est dit, tout y est écrit, et tout est émotion.

    Vive la littérature américaine.

  8. J ai lu ce livre (j ai quatorze ans et je suis noire) c’est clair j ai adoré !!! Mais voir l impuissance des noirs m’a assez énervé !! Je vis en Afrique et on ne peut pas dire qu’il ait vrm de racistes Ici !!Donc ce n est pas vraiment ma situation !!! Bizarrement j ai accordé une importance particuliere à la fille de miss Leefolt !!! Elle est Adorable !

  9. j’ai adorée ce livre il est excellent je suis passée pas tous les états (colère,rires,larmes…..) j’en passe et des meilleurs.c’est une vrai leçon de vie
    JE VOUS LE RECOMMANDE allez y
    QUEL EMOTION!!!

  10. Bonjour,
    si vous avez aimé ce livre, n’hésitez donc pas à lire « Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage » de Maya Angelou.
    Pas de fiction du vécu très pertinent.

  11. 100% d’accord avec ta chronique, le plus dur maintenant étant Quand retomberai-je sur un livre de cette qualité?!!

    Bravo aussi au traducteur, très bon travail!

  12. Un régal ce roman, je le savoure lentement. Mon conseil : lisez-le en version originale !

  13. Excellent roman! On est plongé directement dans la vie de ces trois personnages principaux qui vous habitent pendant toute la lecture du roman. Je le recommande fortement.

  14. Je viens de finir,et je suis bouleversé ..j’ai presque de la peine,comme si j’avais quitté le village de Jackson et mes trois amies….j’ai fait un voyage
    dans une autre époque,et j’ai aussi partagé des sentiments avec ces trois femmes
    formidables !

    merci de tout coeur

  15. Je viens de finir ce roman et quel bon moment j’ai passé !
    J’avais hâte de finir et en même temps je redoutais l’instant où j’allais devoir « rentrer chez moi ».
    C’est un voyage enrichissant dans une Amérique que je ne connaissais pas sous cet angle. Et les personnages sont d’une grande humanité, attachants et bouleversants.

  16. Il ne me reste plus que 50ène de pages avant de terminer ce livre et je suis partagée entre le prendre et attendre.

    Cela fait bien longtemps maintenant que je n’avais pas lu un livre aussi attrayant, attachant. Je le recommande à tous ceux qui aiment se laisser emporter par la lecture.

  17. La réaction de Pierre Girard est tout à fait légitime. Pour ce qui me concerne, c’est le titre qu’il a choisi pour la traduction française qui a dirigé mon choix. Dans mon billet sur le livre, je n’ai pas manqué de le signaler.

    Il est bon aussi de lire la réaction des lecteurs Noirs. Il me semble que l’on confine trop facilement et rapidement les expériences contenues dans ce livre à une lointaine Amérique. Vous connaissez sans doute dans votre famille des personnes qui ont vécu à l’étranger, dans les colonies ou les anciennes colonies. Il serait bon de leur faire lire ce livre et récolter leur avis par la suite. Je pense qu’ils n’ont jamais soupçonné le regard de ceux qu’ils avaient à leur service. La confrontation peut être très intéressante.

  18. J’ai passé un très agréablemoment en lis

  19. Je n’ai pas lu… j’ai dévoré ce livre. Je viens de le terminer et je suis encore bouleversée.Juste avant j’avais lu « un arc en ciel dans la nuit » de Dominique Lapierre. Passionnant également.

  20. j’ai lu ce livre dans les files d’attente des attractions d’eurodisney …. premiere fois de ma vie ou je regrettais que les files d’attentes ne soient pas aussi longues …… Et plus je voyais la fin s’approcher , plus je faisais durer le plaisir . j’adore, j’adhere, j’aime !

  21. Je viens de le commencer, j’ai lu les 6 premier chapitre, et pour une fois, j’ai hâte de me coucher pour me plonger dans cette lecture … Très bon livre que je ne vais pas tarder à recommander sur mon blog également …

  22. Ce livre restera longtemps dans ma mémoire ! c’est une merveille, au fur et à mesure que j’avançais dans sa lecture, je redoutais le moment de la dernière page! tout y est si bien décrit que les personnages se mettent à vivre sous vos yeux, avec tant d’émotions, de justesse, de moments forts, ou drôles que l’on se sent happés par leur réalité, cela mériterait un grand film !
    je le recommande à tous mes amis et je suis sure que j’aurais plaisir à le relire tant les portraits des personnages et l’histoire sont magnifiques !

  23. Le sujet est traité avec délicatesse par quelqu’un qui a le vécu de cette époque,dans l’Amérique profonde.
    Cela m’a renvoyée à ma petite enfance des anées 60 en Afrique francophone, où nous avions des relations simples et aimantes avec des hommes et des femmes qui s’occupaient de nous, petites filles.
    A tel point qu’encore aujourd’hui je ne vois jamais la couleur d’une personne

  24. Je suis électoniciens, vous comprendriez que je n’accroche pas sur n’importe quel livre.
    Je lu ce livre depuis deux jours et j’en suis au milieu pratiquement. Les personnages sont si vivants et d’un naturels, on a l’impression de vivre à leur côté. C’est un excellent livre, je contunie à le lire mais j’ai pas envi de le finir, alors je ralentis mon rythme.
    Je le recommande alors fortement. Allez

  25. Un livre absolument super, je me suis laissée porter par cette histoire avec toujours la peur de le terminer, aujourd’hui il me manque.

  26. que du bonheur !! On en voudrait encore un peu – merci et compliments !

  27. Bonjour, je viens de finir de lire ce livre et je ne rêve que d’une chose…le relire, y retourner, et écouter encore Minny et Aibi me raconter leurs histoires. Je suis complètement habitée par ce bouquin, j’en parle à tout le monde autour de moi, et je cherche d’autres livres qui parlent de ce sujet, alors si vous avez des auteurs ou des titres à me conseiller, ce serait super! Merci beaucoup pour ce chef d’oeuvre!

  28. @ pierre girard
    monsieur,
    je suis ravie de faire votre « connaissance » (faudrait-il inventer un mot ? …. webéssance ???) -
    j’avais écrit -comme une bouteille à la mer- sur un site de critiques de livre* en espérant une réponse que je pense avoir ici – si toutefois vous lisez ces post (datés quand même de presque un an) –
    j’ai lu la version française que j’ai évidemment appréciée ….
    il y a juste un ‘tit truc qui me turlupine : pourquoi avoir appelé les bonnes « Mamy » (si mes souvenirs sont bons, : il y a + d’un an que j’ai lu le livre)… même en faisant référence à Scarlett O’ Hara … alors que ce terme est souvent traduit par Mamma (y compris dans le film de Flemming) ?
    merci
    co
    *http://www.critiqueslibres.com/

  29. Je suis noire et je crois connaitre les rapports « intimes » des blancs et des noirs notamment lorsque les noirs sont au service des blancs .Lorsque j’ai trouvé ce livre, chez ma belle soeur, La couleur des sentiments de Kathryn Stockett. je n’ai eu qu’une hâte , c’est le lire. Le titre est assez racoleur, et bien sur quand on est noire , qu’on aime la littérature , on a envie de lire un tel livre . Et oh déception car je dois dire que c’est la première fois de ma vie qu’un livre me « tombe des mains » .
    J’ai trouvé la traduction en français illisible, lourde , doudouiste . Cette manière d’écrire « petit nègre » pour parler des domestiques noires aux Etats Unis , m’a paru vraiment déplacée et pour le coup « très très racoleuse  » j’ai essayé plusieurs fois et chaque fois , j’ai dû arreter et je peux dire que ce n’est pas du tout mon genre .
    J’ai vu qu’un film avait été fait par Tate Taylor , je vais aller le voir et peut-être vais-je tenter de reprendre la lecture du livre

  30. J’ai 14 ans et je suis allée voir le film cette semaine avec le collège en version anglaise (sous-titré français)… J’ai pleuré 4 fois pdt le film!!!! C’était tellement bien!!!! Emouvant, poétique, touchant, prenant…!!! Comme l’ont dit certains déjà, on ne connait pas vraiment cette face du racisme. Les bonnes sont touchantes et c’est affreux comment les Blancs américains ont pu les considérer!!!
    Magnifique film! Cela m’a donné envie de lire le roman (que mes grands-parents ont adorés).

    Je le conseille à tous, comme le livre je pense! ;)

  31. I really loved the film which makes me feel like reading the book ! I would like to know if there really was a book called « the Help » written during the 60s gathering testimonies about the « WASP » attitude towards black maids…. as described in the book and the film.

  32. Moi aussi j’ai plus que adoré ce livre malgrés mes 14 ans.
    D’ailleurs pourrais-je avoir des sources vis à vis de la place du livre dans la litterature s’il vous plais ?

  33. Un bon roman dont le style fait la valeur.
    Quand on sait que l’auteur a eu toutes les peines du monde à se faire éditer… L’éditeur qui s’est laissé convaincre peut faire un pied de nez à tous ceux qui sont passés à côté…
    http://e-litt.mezbourian.fr/2012/04/la-couleur-des-sentiments.html

3 total pingbacks on this post
Submit your comment

Please enter your name

Your name is required

Please enter a valid email address

An email address is required

Please enter your message

Twitter

  • May 5, 2012 16:40

    Dans un avion pour Caracas de Charles Dantzig: « On ne lit pas pour le livre, on lit pour soi. Il n’y a pas plus... http://t.co/OTPBM0ji

  • May 3, 2012 15:21

    Le révélateur de Mireille Juchau: En photographie le révélateur est un produit chimique qui permet de faire appa... http://t.co/PFJJpSUb

  • April 25, 2012 16:48

    Dans la route de Maryline Desbiolles: Les routes n’ont ni début ni fin. Elle ne vont pas du point A au point B e... http://t.co/onKx9zl9

  • April 19, 2012 14:51

    Jesus Man de Christos Tsiolkas: « Vieille Australie blanche veut la guerre Jeune Australie blanche veut la paix ... http://t.co/gZVpe8st

  • April 16, 2012 12:16

    La bataille de l’Occident et Congo d’ Eric Vuillard: Du fond des temps immémoriaux les hommes mènent batailles e... http://t.co/i2HtOKJB

A propos

Chroniques de la rentrée littéraire est un défi lancé par le monde du livre à la blogosphère littéraire :
chroniquer une majorité des parutions romanesques de l’année.
En regroupant 300 bloggeurs
littéraires, Chroniques de la rentrée littéraire est un intermédiaire permettant à chaque livre d’être lu
par au moins un lecteur expert, en toute liberté de ton.

Chroniques de la rentrée littéraire © 2012 All Rights Reserved