
La vie adulte de Virginie Mouzat, aux éditions Albin Michel
Résumé :
1973. Une famille dans la banlieue ouest de Paris. Père radiologue, mère au foyer, deux ados dont la narratrice. La mère, une jolie femme qui aime porter un vison, jambes dénudées, en fumant des blondes, s’en va sans un mot.. La vie reprend : triste ennui des villes nouvelles où rien n’arrive jamais. Seule ouverture, les week-ends chez une amie boulevard Raspail, puis des cours de photo. Et un jour, l’adolescente voit sa mère dans une manifestation de femmes.
Début de la vie adulte.
Mon avis :
Voici un livre que je qualifierais d’atypique.
C’est un livre qui traite d’un sujet difficile, l’abandon d’une mère.
L’auteure nous raconte comment réagit cette famille abandonnée et plus précisément du point de vue de la fille de la famille.
J’ai trouvé l’histoire intéressante, c’est un peu comme une étude sociologique. Les réactions de chacun sont regardés à la loupe.
Ce que j’ai moins aimé, c’est le style d’écriture très rythmé, trop à mon goût, et très saccadé.
Je ne saurais pas dire si j’ai aimé ou non ce livre. Ce que je peux dire, c’est que certains passages m’ont choqués, et que ce livre m’a marqué et qu’il restera un certain temps dans ma mémoire !
Chronique réalisée par Diddy.
Présentation de l’éditeur
1973. Une famille dans la banlieue ouest de Paris. Père radiologue, mère au foyer, deux ados dont la narratrice. La mère, une jolie femme qui aime porter un vison, jambes dénudées, en fumant des blondes, s’en va sans un mot.. La vie reprend : triste ennui des villes nouvelles où rien n’arrive jamais. Seule ouverture, les week-ends chez une amie boulevard Raspail, puis des cours de photo. Et un jour, l’adolescente voit sa mère dans une manifestation de femmes. Début de la vie adulte.
Un roman où l’apparente atonie des sentiments de l’héroïne renvoie au mystère de la mère disparue, image repliée sur soi dans cette autre image que représentait le « way of life » des années soixante. Ce vide-là, ce ballet d’ombres, cet ennui quotidien, Virginie Mouzat les explore sans pitié, avec pudeur et sobriété, un style minimaliste, un rythme sourd, une tension inquiétante dont on pressent qu’elle va craquer inexorablement.
Entretien vidéo :

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stéphane
26 août 2010
J’avais renoncé il y a quelque temps à Albin Michel mais incapable de tenir ma promesse j’ai lu Mouzat. On parle des films francais, on parle de l’exception culturelle, et on produit cette matière première fictive qui plaît sans emouvoir, qui se lit sans étonner, on n’a finalement la littérature qu’on mérite. Avec beaucoup d’efforts ce roman s’installe dans un paysage dépourvu de tout intérêt. On voulait vraiment l’aimer en plus ce bouquin…