Les Portes de John Connolly – Chronique n°2

Les portes connollyLes Portes de John Connolly aux éditions L’Archipel

Samuel a 11 ans, il vit dans la petite ville de Biddlecombe, en Angleterre, avec sa mère, récemment séparée de son père. C’est un enfant que tout le monde trouve un peu bizarre, parce qu’il s’intéresse à des choses qui ne sont pas de son âge comme la philosophie de St Augustin ou la physique quantique. Il se rend compte un beau soir que ses voisins, les Abernathy, se livrent à une activité pas très nette qui malheureusement pour eux ouvre rien moins que les portes de l’Enfer. Voilà Samuel bien obligé de sauver le monde.

J’ai tellement aimé Le livre des choses perdues de John Connolly que j’ai lu sans hésiter et sans même lire au préalable la quatrième de couverture son dernier opus, Les portes, dont l’accroche qui figure sur la couverture britannique est déjà tout un programme : The gates of Hell are about to open… Mind the gap. Et j’ai bien fait d’agir ainsi comme une lectrice totally wild, parce que ce roman manifestement pour adulescents est un petit bijou d’humour. Sur une trame ultra-classique d’Apocalypse, Connolly a bâti une histoire drôlatique qui met en scène des personnages totalement improbables et très attachants : Samuel est aidé dans sa lourde tâche de sauveur de l’humanité par son chien, Boswell, Tom et Maria, ses deux amis, respectivement champion de cricket et championne de maths et surtout par Nurd, le Démon bien peu démoniaque, exilé par le Grand Méchant (qui s’appelle ici the Great Malevolence) dans un endroit terriblement ennuyeux de l’Enfer et qui se retrouve bien malgré lui sur terre, où il découvre que l’on peut conduire des Porsche, manger des chewing-gums et surtout avoir des amis, ce qui est franchement bien plus sympa que rester pour l’éternité assis sur son trône à ne rien faire. Les portes est un roman inventif et trépidant dans lequel on apprend grâce aux notes de bas de page quelques bricoles sur les accélérateurs de particules, l’emploi de l’article défini ‘le’ dans les noms de rois ou le plafond de la chapelle Sixtine, où l’on découvre que l’Enfer est rempli de démons de tous ordres comme Schwell, le démon des chaussures inconfortables ou Eric, bien connu des élèves puisqu’il est le démon de la ponctuation fautive, où l’on croise un évêque diabolique, des morts-vivants et des policiers flegmatiques et où l’humanité, confrontée au pire, réagit avec une étonnante capacité d’adaptation, se servant d’armes improvisées qui vont de la batte de cricket à… la pinte de bière (en même temps, on est en Angleterre, donc rien de bien étonnant). Une réussite!

Chronique réalisée par Happy Few

Quatrième de couverture :

Et si celles de l’enfer venaient à s’ouvrir ? Au coeur des montagnes suisses, un groupe de scientifiques travaille sur un accélérateur de particules duquel, suite à une erreur, semble s’être échappé un mystérieux élément. Peu de temps après, Samuel, 11 ans, et son chien Boswell croisent leurs étranges nouveaux voisins du 666 Crowley Road, les Abernathy, qui semblent s’adonner à des rites sataniques. Avec Nurd, un démon apparu sous son lit, Samuel entreprend de déjouer les plans diaboliques de Mrs Abernathy qui a ouvert les portes… de l’enfer. Si, au départ, personne ne veut croire Samuel quand il parle de crânes volants ou d’un infâme évêque ressuscité, force est de constater que Satan s’apprête à faire son grand retour…

Lisez la chronique n°1



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