Grand Paradis d'Angélique Villeneuve

Grand paradisGrand Paradis d’Angélique Villeneuve aux éditions Phébus

L’histoire : Dominique végète dans son emploi de fleuriste dans cette petite ville qu’elle n’a jamais quitté. Un jour sa soeur la somme de venir chercher les affaires qu’elle a laissées chez elle après le décès de leur mère.

Au mileu de ces affaires, une enveloppe et 3 photos avec un nom Léontine. Surprenants ces clichès surtout que l’un est signé Albert Londe qui fut photographe au côté du professeur Charcot qui travaillait sur l’hystérie. Ces photos troublent Dominique à l’extrême et elle décide d’en savoir plus sur tout cela en partant sur les traces de Léontine. Et d’elle même, de son passé des ses souvenirs.

Verdict :
Dominique a l’impression d’avoir raté sa vie; elle n’a pas su retenir son seul amour, elle a toujours eu l’impression que sa mère en voulait à ses filles du départ de son père, qu’elle pense parti pour New York. Sa soeur est alcoolique et même si elles habitent la même ville, elles ne se voient jamais. On ne peut donc pas dire qu’elle nage dans le bonheur.

Quand sa soeur débarque en voulant lui rendre ses affaires, Do hésite. Puis accepte et découvre les photos de Léontine; énigmatiques ces photos, surtout celle où elle est en crise d’hystérie. Ce départ sur les traces des dossiers de Charcot va lui rendre des images et des sensations qu’elle croyait avoir oubliés. Son enfance sauvageonne dans les prés et les bois, lorque seule la nature, les plantes et les insectes l’interessaient et cette pierre son paradis. Grand Paradis. Ce voyage si loin dans le temps lui permet de remonter son propre passé en même temps que celui de Léontine dont au fond elle ne sait pas grand chose.

Alors voilà les éléments posés: deux choses, deux histoires, les recherches de Léontine et les souvenirs d’enfance. L’écriture est intéressante, les histoires alternent ou se mélangent, on sent Dominique vascillante. L’hystérie de cette Léontine et celles des cas étudiés fait froid dans le dos car on ne sait pas vraiment ce qui se cache derrière ce mot à l’époque; ces femmes examinées, auscultées, photographiées souvent nues parfois même soumis à des expériences. Et ces visions effrayantes sont pourtant attirantes car on se demande à quel endroit se situe la frontière où l’on bascule dans l’hystérie, dans la folie; et c’est ce que pense Dominique au fond. Pourquoi ne serait elle pas folle elle aussi qu’on accuse depuis son enfance de ne pas être normale, elle et son amour dévoué aux plantes, amour irrationnel pour cette nature autour d’elle et pas pour les gens. Et tout est là pour moi; je voulais savoir où allaient nous entrainer les recherches de Dominique, je voulais savoir comment on décidait que tel ou tel patient était hystérique. Mais l’histoire de Léontine était un prétexte à l’histoire de Dominique qui m’intéressait moins, même lorsqu’on comprend les choses à la fin, le pourquoi et les souvenirs reconstitués qui vont lui apporter la paix au fond.

C’est donc mitigé que je sors de cette lecture et pourtant j’ai eu du mal à lâcher le livre bien que je ne sois pas passionnée par les descriptions des plantes. L’écriture de l’auteur est particulière parce que la quête de son héroine l’est aussi; complètement obsédée par cette recherche, elle se coule dans cette photo et c’est étrange car elle semble uur le point de sombrer dans un passé qui n’est pas le sien. Une écriture un peu sèche donc et un peu dérangeante, un livre à découvrir tout de même.

Chronique réalisée par Les lubbies de Noryane

Quatrième de couverture:

À presque cinquante ans, Dominique a gardé un peu de la sauvagerie de l’enfance, et reste étrangère à sa propre vie.

Employée d’un fleuriste, elle se réfugie à ses heures perdues dans un coin de campagne qu’elle a, dès son plus jeune âge, baptisé Grand Paradis. Sa soeur, la farouche Marie, la recontacte un jour pour lui signifier qu’elle quitte définitivement leur petite station balnéaire : elle souhaite à cette occasion se débarrasser de leurs souvenirs de famille.

En acceptant de les reprendre, Dominique retrouve les lettres adressées par leur mère à leur père après qu’il les eût mystérieusement abandonnées, mais aussi les photos d’une aïeule dont elle n’avait jamais entendu parler : Léontine.

L’un de ces saisissants clichés, pris par le photographe Albert Londe, associé au professeur Charcot à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, représente Léontine en pleine crise d’hystérie.

Plus qu’intriguée par cette image, Dominique entreprend de fouiller les archives de la Salpêtrière pour en découvrir davantage sur l’hystérie, sur cette lointaine parente, sur les siens… et sur elle-même.



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