Norfolk de Fabrice Gabriel

NorfolkNorfolk de Fabrice Gabriel aux éditions du Seuil

Gilles part à New York, un séjour permis par « l’heureux hasard d’une bourse qu’on lui avait accordée, pour des recherches plutôt lâches, une histoire de thèse et de tableaux, l’histoire à écrire de quelques portraits, pour la plupart anglais ». Sur le tarmac de l’aéroport, il aperçoit dans le ciel le visage de sa sœur, Ida, et entend le premier de ses oracles.
A New York, le temps passe, les saisons s’écoulent et Gilles parcourt la ville et son parc, travaille sans hâte à sa thèse. Les rencontres sont rares, les échappées dans le passé, celui de son oncle Jacob en particulier, nombreuses. Et toujours Gilles s’interroge sur le fameux tableau de Gainsborough « The Blue Boy » et sur la signification revêtue par ce mot, « Norfolk »…

« Norfolk » est un roman dont la prose souvent poétique, scandée, épouse avec bonheur les mouvements du corps et de l’âme de Gilles, un homme dérivant au fil de la ville et de ses souvenirs et comme sans cesse ramené vers eux. Ponctuant cette errance, l’étude de quelques tableaux, le « Gilles » de Watteau et surtout Le « Blue Boy » de Gainsborough, sert de caisse de résonnance, établissant des liens entre la vie des peintres, leurs modèles et leurs familles et le vécu de Gilles. Pas d’histoire dans ce roman, mais un cheminement personnel teinté de mélancolie.
L’écriture à elle seule, qui pourtant m’avait initialement séduite, n’a pas suffi à retenir mon attention, ni même les quelques aperçus de New York ou les diverses considérations sur la peinture. Et ce roman intime et déambulatoire, dont la présentation m’avait tentée en me rappelant Modiano, a fini par me lasser au point que, malgré sa brièveté, j’ai eu du mal à l’achever.
« Norfolk » possède une musicalité et un charme indéniables… mais je n’ai pas réussi à m’intéresser à son propos.

Chronique réalisée par Sur mes brizées

Quatrième de couverture :

Gilles s’envole pour l’Amérique, destination New York. Il part sur les traces de son oncle, à la recherche d’une vérité que livrera peut-être un tableau, le portrait d’un adolescent, l’énigmatique et fameux Blue Boy du peintre anglais Thomas Gainsborough (1727-1788). Gilles n’est pas seul : sa sœur l’accompagne, double fantôme, céleste et doux, qui le guidera dans sa découverte de la grande ville, entre Central Park et Coney Island, puis le conduira jusqu’à Pasadena, en Californie… On vivra avec lui les fantaisies du dépaysement, la lente surprise des saisons qui passent, mélancoliques ou joyeuses, et la révélation sans cesse répétée de l’enfance perdue, puis retrouvée. Sans doute finira-t-on par deviner aussi de quel secret est fait le nom de sa quête : Norfolk.



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