Salle 207, dix ans déjà de Sandra Tohorah

Salle 207, dix ans déjàSalle 207, dix ans déjà de Sandra Tohorah aux éditions Plaisir de lire

Extrait de la quatrième de couverture : Avec salle 207, dix ans déjà, le lecteur plonge dans la tourmente d’une histoire d’amour passionnée entre un porfesseur d’université et une étudiante qui passeront dix ans à se chercher. Ce bouleversant récit à deux voix met à nu des personnages fragiles, séparés par l’interdit qui parasite leur relation…

Mon avis : Un énorme coup coeur pour ce roman, offert par Ulike et les éditions Plaisir de lire, que je remercie infiniment de m’avoir fait découvrir cette romancière hors pair qu’est Sandra Tohorah. Quand j’étais étudiante en licence de lettres, j’ai suivi un cours de littérature suisse romande et j’ai découvert des auteurs que j’ai beaucoup appréciés ; puis, avec le temps, je n’ai plus eu l’idée ou la curiosité de lire ces auteurs, mais la lecture de ce roman m’a donné envie d’en relire et très vite. Ce roman m’a totalement bouleversée, tant par l’histoire que par le style incroyablement beau et poétique de l’auteur. L’histoire est celle d’un amour impossible, ou plutôt rendu impossible par les personnages ; ce n’est pas tant la société qui la rend impossible, mais, à mon avis, l’exigence, la soif d’absolu de ces deux êtres qui partagent un feu intérieur qui les dévore. A chaque page, on plonge, on souffre, physiquement et mentalement pour ces deux amoureux que tout et rien sépare ; on erre à leur côté, inconscient de la vie et du temps qui s’écoulent, implacables, aiguisant encore les sentiments si acérés d’Arno et Sarah. J’aurais aimé selectionner quelques passages pour illustrer la beauté de ce texte et de cette histoire, mais cela m’est difficile, tellement chaque passage est plus beau que le précédent. Sandra Tohorah nous fait voyager dans l’espace et le temps, rendant la chronologie et l’espace totalement brouillés, passant d’une Bretagne sauvage et torturée, pleine de vie et des souvenirs de la passion passée, à une Suisse apaisante, éprise de pureté. Attention, ce roman risque de vous faire chavirer !

Un extrait choisi arbitrairement, mais qui n’est qu’un tout petit extrait de ce petit chef d’oeuvre :

p 79 : « Trois semaines avaient écorché notre ultime regard, Sarah, et je hurlais de l’intérieur, en pensant que tu devais me prendre pour le roi des ordures, des pseudos, des cons et le plus grand traître de ta précoce vie, de celle que je voulais au-delà de tout, construire entre tes seins. »

Chronique réalisée par Le blog de lili

Quatrième de couverture :

Avec Salle 207, dix ans déjà, le lecteur plonge dans la tourmente d’une histoire d’amour passionnée entre un professeur d’université et une étudiante qui passeront dix ans à se chercher. Ce bouleversant récit à deux voix met à nu des personnages fragiles, séparés par l’interdit qui parasite leur relation. Contraste entre exigence littéraire, brutalité des mots et poétique contemporaine, ce texte réussit à accrocher le coeur et l’esprit du lecteur. On ne peut qu’adhérer à l’engouement de Jean-Charles Simon lorsqu’il dit de Sandra Tohorah : « Son dernier roman (Salle 207, dix ans déjà) est aussi riche, aussi foisonnant que ses écrits précédents et sa parution me semble être (…) une espèce de nécessité pour la Culture suisse.



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