Bonne nuit, mon amour de Inger Frimansson

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Bonne nuit, mon amour de Inger Frimansson, aux éditions First

Pas vraiment un thriller, ce roman noir est totalement psychologique, et il fait froid dans le dos !

Le roman se divise en trois parties. La première partie va nous présenter les personnages principaux, par focus. Rapidement Justine semble être le lien qui fédère tout ces personnages. Pourtant elle n’apparait pas comme narratrice unique. Par petites touches les personnages sont donc présentés, mélangés les uns aux autres, sans vraiment qu’on fasse toujours le lien entre eux. Cette première partie m’a parfois paru un peu longue, et j’ai eu au départ un peu de mal à me faire à ces narrations diverses et croisées, pas toujours très bien identifiées. Pourtant peu à peu on sent le désespoir de ces personnages, dont aucun semble vraiment satisfait et heureux.

Dans la deuxième partie, on recentre la narration principalement sur Justine, et on apprend les liens qui l’unissent aux autres personnages. Et on commence, doucement, à s’attacher à ce personnage. On la plaint, on a envie de l’aider, de la sortir de là. Pourtant c’est trop tard, le mal est fait, en grande partie pendant l’enfance, puis l’adolescence. On apprend tout ce qu’elle a vécu, sa belle mère, ses camarades de classe, l’homme de la forêt… et tout ce qu’elle vit maintenant. Une partie qui transcende le récit, et nous oblige entre flash back du passé et présent qui avance si doucement, à continuer à lire, à ne plus lâcher le livre.
La troisième partie est l’apogée du livre, en grande partie prévisible, et pourtant on ne veut pas y croire, on est déjà trop attaché à Justine pour accepter l’inadmissible !

Un thriller psychologique terrifiant, réellement prenant. Impossible de le lâcher, et même une fois qu’on a terminé ce roman, impossible de sortir tout de suite de l’histoire.

Je reste donc mitigée sur la première partie que j’ai eu un peu de mal à suivre, mais il ne faut pas s’arrêter là, la suite est terrible !

Chronique réalisée par Herisson08.

Présentation de l’éditeur

Justine Dalvik, la quarantaine, a toujours vécu au même endroit. Depuis le décès de son père et le placement de sa belle-mère en maison de repos, elle vit seule dans les murs de son enfance, avec pour seul compagnon, un corbeau. Une vieille fille ? Cela aurait pu, mais non : cette histoire n’a rien d’ordinaire. Elle commence en Suède, au bord d’un lac. Le coeur de Justine est plein de cicatrices. Dès son jeune âge, la douleur s’agrippe à elle. Il y a d’abord, à ses trois ans, le décès de sa mère. Puis la haine de sa belle-mère, qui la fouette et l’enferme à la cave. Les camarades d’école, qui ne sont pas tendres avec elle. La liste des malheurs de Justine est longue … Et maintenant, tous ces drames qui s’abattent autour d’elle : disparitions en série, accidents tragiques… Justine connaîtra-t-elle un jour la paix intérieure ? L’amour véritable ? Est-elle réellement étrangère au « mauvais sort » qui s’abat sur ses proches ?

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  1. Bravo Herisson08, tu m’as convaincue! Et dès qu’il y a un corbeau, j’en suis!

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