En règle avec la nuit de Justine Augier

En règle avec la nuit Justine AugierEn règle avec la nuit de Justine Augier chez Stock

La narratrice, une femme de 70 ans environ, fait partie d’une organisation (d’aide). Une jeune femme de cette organisation est morte dans un attentat. La narratrice veut alors rencontrer l’assassin. Elle veut le comprendre, comprendre son geste…

Le texte ne se donne pas, il se devine. Tout comme le titre d’ailleurs.
(Quand je lis un roman, j’aime, lors des moments de pause dans ma lecture, lier le titre à l’histoire, voir quelle profondeur il possède. J’aime aussi lire et relire la 4è de couverture qui donne envie d’en connaître plus. Ces indices me parlent, tout comme l’éditeur, le choix du papier, la présentation : ce sont les serviteurs du texte qui l’aident à capter le lecteur). Or, le titre m’est resté énigmatique jusqu’au bout. Le résumé, un simple extrait du roman, ne m’a pas aidée.
C’est la biographie de l’auteur qui m’a aidée « elle habite Jérusalem ». Nous sommes donc là-bas, dans la guerre des religions.
Car le récit se passe lors d’une longue guerre mais elle n’est pas nommée. Il n’y a pas de date ni de prénom d’ailleurs.

Je vous la conseille car sa plume est originale, on ne se pose pas mais on ne se presse pas non plus. Le récit est très bien mené de bout en bout.
C’est un auteur dont je suivrais la carrière !

Chronique réalisée par Mieux vaut en lire !

Quatrième de couverture :

La narratrice a soixante-dix ans. Elle est mariée avec un personnage important du gouvernement, et habite dans la zone la plus paisible de la « région ». La nuit elle souffre de terribles insomnies.

Depuis des années, une guerre larvée épuise et divise la population. Chacun vit avec la peur. Les ennemis sont les religieux qui posent des bombes. Il y a quelques mois, une jeune femme, qui travaillait dans une organisation pour la paix, a été tuée dans l’explosion de sa voiture. La narratrice la connaissait bien : sa colère, son engagement, son empathie pour les autres la troublaient beaucoup.

Ne parvenant à l’oublier, elle décide de visiter son assassin en prison. Elle réussit à gagner sa confiance et à le faire parler. Ce qui a tout déclenché, lui avoue-t-il, c’est la mort de son petit frère dans un soulèvement. La pauvreté aussi, l’absence de réparation, surtout. Et la main tendue par les religieux.

La femme rencontre ensuite un écrivain, qui la fascine, et d’autres personnages qui ont marqué la vie de la disparue. Durant son errance la guerre se fait de plus en plus présente. Elle la conduit jusqu’à la ligne de front. Là où elle n’a plus peur.

Née à Paris en 1978, Justine Augier a travaillé dans l’humanitaire, notamment en Afghanistan. Elle habite à Jérusalem depuis trois ans. Elle a publié en 2008 un premier roman, Son absence



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