Mémoire vive de Vanessa Caffin – chronique n°2

memoire-viveMémoire vive de Vanessa Caffin, aux éditions Belfond

Alors là, grosse déception. Il est vrai que la couverture (et la quatrième de couverture) de ce roman ne m’attirait pas du tout, mais j’ai finalement succombé à sa lecture face à l’engouement de certains bloggeurs… et comme je le disais, grosse déception.

Pour ma part effectivement, ce livre fait partie de ceux que j’oublie dès que je l’ai refermé. Dès les premières pages, j’ai trouvé l’écriture beaucoup trop facile, le ton beaucoup trop mièvre, voir fleur bleue … quelque part, cela sonne pour moi comme du Marc Levy. Je sais qu’il a de très nombreux adeptes, mais personnellement, ce genre de plume ne me plaît pas du tout.

J’ai pourtant insisté et poursuivi ma lecture, espérant que l’intrigue compense le manque de relief des phrases.
Malheureusement, là encore, je n’ai pas réussi à être convaincue par cette histoire même s’il faut reconnaître que l’on flirte avec des thèmes très intéressants comme les secrets de famille ou encore la déformation de la mémoire.

L’héroïne, Sara (évidemment jeune, célibataire, légèrement rebelle et incapable de s’engager) est confrontée à la mort de son grand-père, événement rendu d’autant plus dramatique que sa grand-mère, Minouche, atteinte de la maladie d’Alzheimer, persiste à parler de lui au présent et à dire qu’elle vient de le voir. Et Sara ne peut malheureusement pas trouver du soutien auprès de sa famille, son père s’étant remarié avec une femme que Sara n’apprécie en rien (encore une belle originalité).
L’intrigue prend heureusement un tour bien plus inattendu lorsque la solitaire Sara décide d’explorer la mémoire défaillante de sa grand-mère et de partir à la recherche d’un homme avec qui cette dernière aurait pu commettre un adultère …
Le récit connaît ensuite d’autres rebondissements, jusqu’à la dernière page où l’on se rend compte que Sara elle-même n’est pas tout à fait saine d’esprit…

Tout cela aurait effectivement pu être le fondement de quelque chose de bien plus intéressant mais ce qui domine ici n’est malheureusement que l’incohérence et l’écriture encore une fois bien désuète.

Chronique réalisée par Des pages et des pétales

Présentation de l’éditeur

Du haut de ses 30 ans, Sara n’a jamais su pleurer. Elle ne peut pas ; son corps est sec. Elle vit seule, sans amis, et se tient à l’écart des hommes. Journaliste dans un grand quotidien, elle fait illusion auprès de ses collègues et de sa famille, qui la voient comme une personne curieuse et engagée, quoique indéchiffrable.

Alors qu’elle peine déjà à faire le deuil de son grand-père, sa grand-mère Minouche lui confie un secret. Elle a aimé pendant la guerre un autre homme, un peintre, qui serait son véritable grand-père. Bien décidée à retisser le fil de l’histoire, Sara part dans le Sud-Ouest à la rencontre de cet hypothétique parent. Mais comment enquêter sur ses aïeux quand on a soi-même tant de mal à construire sa vie ?

Confrontée à la mort, à la jalousie, à la maladie et à sa propre fragilité, Sara s’enlise dans sa quête et déterre peu à peu les secrets. Mais la vérité est peut-être plus insidieuse qu’on ne le croit… Et personne n’en ressortira indemne.



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