Jimi Hendrix de Frédéric Martinez

Jimi Hendrix Frédéric MartinezJimi Hendrix de Frédéric Martinez aux éditions Tallandier

Ca fait 40 ans cet automne que Jimi Hendrix est entré au club des 27, suivi de près par Janis Joplin et Jim Morrison. Les éditeurs ont senti le bon coup marketing et profitent donc de la rentrée littéraire pour sortir leur bouquin sur ce guitariste de génie qu’était Hendrix.

Grâce à Ulike, j’ai pu me pencher sur un livre un peu différent des autres. Intitulé sobrement Jimi Hendrix, le livre de Frédéric Martinez donne la parole à l’artiste et remonte le temps dans un texte halluciné à la recherche des derniers mois de la vie d’Hendrix.

Dans ce livre, on commence par la fin : un chambre d’hôtel londonien et Jimi mort dans son vomi (une fin pas très glorieuse mais furieusement rock’n'roll). S’en suit un récit à la première personne, parsemé de paroles des chansons d’Hendrix et d’expressions censées rappeler sa façon de parler. C’est un livre assez étrange à lire car l’auteur relate des faits de la vie de l’artiste comme le concert de l’Ile de Wight ou Woodstock ainsi que des références à son enfance ou son adolescence mais d’une façon très libre, un peu comme si Hendrix laissait libre cours à ses pensées qui nous seraient présentées sans mise en forme, dans un flot continue et assez halluciné. Ce mode d’écriture m’a vraiment déconcertée au début et j’ai mis du temps à vraiment entrer dans le livre mais il a au moins le mérite d’éviter le côté trop linéaire et parfois chiant, il faut bien le dire, des biographies plus conventionnelles. Cela dit, je ne conseille pas ce livre aux lecteurs qui ne connaissent rien de la vie de Jimi Hendrix car ils risquent peut-être d’avoir du mal à démêler la vérité de la création littéraire de l’auteur.

Bref, un livre intéressant par la façon dont il traite la légende Hendrix mais à réserver aux fans ou à compléter par une bonne bio, ce qui ne devrait pas poser problème car il se lit très vite.

Chronique réalisée par Chinchilla

Quatrième de couverture :

Le 18 septembre 1910, Jimi Hendrix est retrouvé sans vie dans la chambre 501 de l’hôtel Samarkand, à Londres.

L’icône du rock, acteur déchu d’un mystère chrétien psychédélique, gît dans son vomi. Une femme et une guitare flanquent le gisant de ce roi sous acide. Il avait 21 ans. Retour en arrière. La seconde moitié du XXe siècle vit l’éclosion d’une religion nouvelle: le rock. Son pape était noir et semait de miracles électriques les festivals de musique, de Woodstock à Wight. Jimi Hendrix s’est brûlé à tous les clichés du rock; avant de mourir dans l’enfance de son art, il avait pourtant mené l’Expérience très loin.

Si, aujourd’hui, les idoles des jeunes changent leur sang dans des cliniques et placent leur capital dans des banques, avec Hendrix, c’est une autre histoire. Sa déchéance est plus propre que ces succès capitalisés. Elle a la rectitude d’un mythe. Dans cette ode hallucinée, Frédéric Martinez donne la parole à Jimi Hendrix et nous entraîne, au fil de pages traversées de coups de feu et de coups de blues, dans une plongée en apnée pour remonter aux sources du rythme.

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