L’écrivain de la famille de Grégoire Delacourt

L’écrivain de la famille Grégoire DelacourtL’écrivain de la famille de Grégoire Delacourt aux éditions JC Lattès

L’histoire : A sept ans, Edouard écrit son premier poème. Quatre rimes qui font l’admiration de sa famille : il sera écrivain. Mais les mots ne viennent plus quand il souhaite, quelques années plus tard, se remettre à l’écriture. Edouard est-il alors vraiment maître de son destin ? La culpabilité à l’égard de ses parents commence à le ronger. Il évolue dans une famille qui s’effiloche : un père dépressif depuis son retour d’Algérie, une mère aux multiples facettes, un frère placé dans un institut et une sœur Claire. La vie se poursuit toutefois avec ses moments de joie et de détresse. On suit la vie d’Edouard de manière chronologique (années 70,80,90) : son départ en pension, son mariage, ses aventures, ses déménagements, ses désarrois quant à l’écriture (son roman n’est pas édité), ses brillants succès comme publicitaire… et tous ses tourments personnels et familiaux : des parents séparés, un mariage bancal, la solitude et le désenchantement, les illusions et les désillusions, l’espoir aussi. S’ensuit alors une quête personnelle où Edouard tente de trouver sa place dans sa propre histoire familiale. Le roman d’une vie. Le roman d’une famille.

L’écriture est limpide et Grégoire Delacourt, pour son premier roman, nous plonge dans une histoire familiale à la fois drôle, tragique et bouleversante. Le personnage d’Edouard est complexe, soucieux de concilier l’inconciliable, toujours en quête de lui-même. L’idée de départ m’a enthousiasmée : porter aux nues un enfant pour quatre rimes (dont seuls des parents peuvent voir la qualité littéraire) « Maman, t’es pas du Zan, Papa, tu fais des grands pas, Mamie, t’es douce comme de la mie. Papy, tout le monde fait pipi. ». La suite ne m’a pas toujours autant emballée, je suis passée à côté de certains épisodes. Le rythme est parfois irrégulier et je me suis un peu lassée des références musicales, littéraires, des slogans publicitaires qui jalonnent le livre et qui, selon moi, sont un peu trop nombreux même s’ils caractérisent une époque ou un état d’esprit. La lecture reprend un souffle nouveau dans la dernière partie (années 90) : la tonalité change, une sensibilité nouvelle apparaît et l’écriture se veut plus entrainante, délicate et touchante. Un roman que je ne serai pas étonnée de voir adapté au cinéma d’ici quelques temps. Bon vent à ce premier roman.

Chronique réalisée par Ma petite librairie

Quatrième de couverture :

À sept ans, Edouard écrit son premier poème. Trois rimes pauvres qui vont le porter aux nues et faire de lui l’écrivain de la famille. Mais à neuf, il découvre le sens de « déchéance ». Les mots ne lui viennent plus.
Les années passent. Il assiste à la lente décomposition de sa famille et court toujours derrière l’amour que son poème, autrefois, suscita. Il écrit, écrit mais le destin que les autres vous choisissent n’est jamais tout à fait le bon. Edouard n’a pas de talent. Sauf dans la publicité où les mots futiles valent de l’or. Pas pour ce grand roman qu’il s’est juré d’écrire.
N’ayant pas su trouver les mots qu’on attendait de lui, Edouard, l’écrivain de la famille, vit dans l’échec et le dégoût de soi. Alors quand la beauté de sa mère se fane, quand son frère-oiseau meurt tragiquement, quand le cœur de sa sœur devient pierre et que son père disparaît dans ses silences, il prend la plume pour écrire l’histoire de ceux qu’il aime.
Mais surtout pour en changer la fin.

L’auteur :

Né en 1960 à Valenciennes, Grégoire Delacourt est publicitaire. On lui doit ces fameux slogans : « Vous n’aviez jamais mangé de camembert » (Cœur de Lion), « Nous vous devons plus que la lumière » (EDF), « Un Lutti d’offert, c’est un Lutti de perdu » (Lutti). L’écrivain de la famille est son premier roman



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