La cuisine des flibustiers de Mélani Le Bris

La cuisine des flibustiers Mélani Le BrisLa cuisine des flibustiers de Mélani Le Bris aux éditions Phébus

Étonnant voyage au pays des saveurs que nous propose Melani Le Bris. Un recueil de recettes « exotiques » où le piquant d’une rougaille se mélange à la douceur des bananes plantains, le fondant des mangues au gouleyant d’un vin d’ananas ou d’un café brûlot diabolique, le tout étayé d’anecdotes et de références puisées dans l’histoire de la flibuste.

Le Père Labat n’est pas seulement une marque bien connue des amateurs de rhum, c’est aussi un missionnaire envoyé en Martinique en 1694. D’une grande partie de sa vie passée aux Antilles, il laisse plusieurs écrits dont s’est inspirée Melani Le Bris en puisant dans les recettes et anecdotes laissées par ce fin gourmet tout comme dans d’autres récits de William Dampier, Oexmelin ou Caroline Sullivan.

On se promène des Antilles à Madagascar, les papilles frémissent à l’idée d’une sauce chien qui viendra relever un poisson grillé, on caresse l’idée d’un ragout de boeuf au brandy ou d’une bisque d’écrevisse, le palais se réjouit d’un blanc manger ou d’un sugar-cake. Classées en catégories bien classiques : pimentades, entrées, boucans ragoûts et fricassées, poissons crustacés fruits de mer, tubercules légumes, desserts douceurs et enfin rhums punchs et « autres manières de gagner le paradis », elles mettent l’eau à la bouche et promettent un voyage gustatif aux tonalités épicées et colorées.

Un recueil érudit, qui informe les curieux et régale les gourmets. Quelques anecdotes truculentes ou insolites viennent le compléter (parfois peu ragoutantes (est-ce le cas de le dire ?) comme l’art de tuer une tortue (amis du jour bon appétit) ou comment le Père Labat mangea un de ses perroquets et le tout forme un ensemble plutôt agréable, que les passionnés dévoreront et les amateurs pourront picorer de ci de là.

Pour les amateurs de cuisine !

« Ils ne croient pas que l’ivrognerie est une crime, mais seulement un divertissement, c’est pour cela que les femmes boivent aussi hardiment que les hommes ».

Chronique réalisée par Amanda Meyre

Quatrième de couverture :

Qui aurait pu imaginer les flibustiers en fins gastronomes ?
Et pourtant : la cuisine créole d’aujourd’hui est née du creuset flibustier, miraculeux métissage d’influences. En effet, dans cette société nomade, haute en couleurs, il n’était pas rare de jeter l’ancre autour d’une table bien garnie.
Le livre que propose ici Melani Le Bris, tout à la fois, passionnée d’histoire et de cuisine, est conçu tel un festin, où recettes et récits se succèdent pour le plus grand régal de l’imagination.
Au fil des pages, une centaine de recettes et autant d’anecdotes hautes en couleurs et en saveurs puisées chez les meilleurs auteurs de l’époque (dont le légendaire père Labat) nous font revivre la véritable épopée gourmande des Flibustiers.
Chiquetaille de morue, Chicken pelau, Cabri massalé ou vivaneau grillé sauce chien nous projettent dans un flamboiement de mots et de mets, dans une des cuisines les plus originales et les plus savoureuses qui soient : une cuisine épicée, à l’image de la vie qu’ils menaient.



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