Bons baisers du tueur de James Patterson

Bons baisers du tueur James PattersonBons baisers du tueur de James Patterson aux éditions L’archipel

Je vous avais parlé l’an dernier de La lame du boucher de James Patterson, et de ma grande déception à la lecture de ce titre de celui que l’on qualifie de « numéro un mondial du suspense ». Mais comme je suis faible, j’ai décidé de laisser une autre chance à l’auteur et il faut dire que le résumé de ce nouveau roman avait de quoi me convaincre… Jugez plutôt!

L’histoire :

Les touristes européens ont du souci à se faire : un couple de tueurs en série parcourt l’Europe et piège des couples de touristes. Ils sont jeunes, beaux et sympathiques. Leur méthode est bien rôdée et on ne se méfie pas d’eux. Ils sympathisent avec leurs futures victimes, et leur proposent, après quelques verres, de passer un peu de bon temps dans leur chambre d’hôtel. Après les avoir drogués, ils les égorgent purement et simplement. Leur signature? Des cartes postales de la ville où ils comptent sévir qu’ils envoient aux journalistes. Premier envoi toujours suivi d’un second : les photos de leurs victimes égorgées baignant dans leur sang…
Jacob Kanon est inspecteur de police à New York et il traque ces tueurs, sa propre fille étant tombée dans leur piège alors qu’elle voyageait en Europe avec son fiancé. Jacob s’envole alors pour Stockholm car une jeune journaliste, Dessie Larsson, vient de recevoir la terrible carte postale…

J’ai passé un bon moment en compagnie de ce thriller qui se lit tout seul… L’idée de départ est originale et intéressante : James Patterson renouvelle un peu le genre du tueur en série en proposant ici un couple de tueurs. Un couple aux méthodes terriblement machiavéliques, qui sous des apparences de jeunes gens innocents cachent en fait un goût pour le sang et la manipulation. Et leur motivation dans le crime que l’on entrevoit peu à peu repose elle-aussi sur une idée passionnante – que je ne peux décemment pas dévoiler ici au risque de vous en gâcher la découverte. C’est certain, James Patterson tenait là les ingrédients d’un excellent thriller…

Pourtant, si j’ai lu ce roman avec plaisir, je l’ai également lu en ayant conscience de certains défauts… « Numéro un mondial du suspense » peut-on lire sur la première de couverture. Je ne suis pas vraiment d’accord, puisque dès le premier chapitre, le lecteur connaît l’identité des meurtriers… Tout l’intérêt du roman réside donc dans la manière dont les enquêteurs, aidés par Jacob et Dessie, vont réussir à les identifier et les arrêter. Je n’ai donc pas tremblé à la lecture de ce thriller, sauf peut-être lors du premier crime, car on ne s’y attend pas vraiment. Mais ensuite, le même schéma se répète, et l’on sait comment cela va se finir. Suivre les tueurs en parallèle des enquêteurs est quelque chose que j’apprécie habituellement, mais ici je trouve que leur identité nous est révélée beaucoup trop rapidement. J’aurais aimé que l’on me fasse mariner un peu… Néanmoins, pas jusqu’à la fin du roman, parce que connaître l’identité des meurtriers est également nécessaire pour mesurer l’ampleur de la manipulation qu’ils mettent en place. Bref, je pense que l’auteur avait ici la possibilité de tenir bien davantage son lecteur en haleine!

Et puis bon nombre de détails semblent trop faciles, déjà vus… Par exemple, la facilité avec laquelle Jacob parvient à s’immiscer dans l’enquête, ou encore la rapidité avec laquelle les enquêteurs comprennent qu’il n’y a pas un mais deux tueurs… Et puis surtout, la manière dont évolue la relation entre Jacob et Dessie, qu’on peut aisément deviner dès leur première rencontre…

Finalement, ce roman se lit vite et bien, c’est une lecture agréable mais presque sans surprise… Inutile de chercher ici des sensations fortes…

Chronique réalisée par Pimprenelle

Quatrième de couverture :

Jacob Kanon, inspecteur de police new-yorkais, visite les plus belles capitales européennes : Copenhague, Paris, Rome… Pour son plaisir ? Non, il traque un serial killer qui assassine des couples de jeunes touristes. Parmi les victimes : sa propre fille. Avant chaque meurtre, une carte postale annonçant le forfait est adressée à un journaliste du pays concerné, qui reçoit ensuite un Polaroïd des corps baignant dans leur sang et arrangés de façon artistique.

À Stockholm où son enquête l’a mené, Kanon fait la connaissance de Dessie Larsson, une journaliste qui vient de recevoir une carte postale du tueur. Grâce à Dessie, Kanon participe à l’enquête de la police suédoise et parvient à identifier les coupables : un couple dejeunes et beaux Californiens, que les médias baptisent « les tueurs aux cartes postales ».

Ceux-ci se livrent d’eux-mêmes aux autorités… Et sont bien vite relâchés. Ils possèdent des alibis en béton. Pourtant, malgré l’évidence, Kanon reste persuadé qu’ils sont coupables et n’aura de cesse de les coincer, quitte à employer des méthodes pour le moins expéditives…



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