Passer la nuit de Marina de Van


Quand j’ai commencé cette lecture, je ne savais rien de ce qui allait s’y raconter. Abeline m’a conseillé ce roman, je m’y suis donc embarquée sans chercher à en savoir davantage. Comment dire… j’ai détesté ce livre, vraiment. Depuis cette lecture, j’ai écouté un entretien de l’auteur sur le site de France Culture et j’avoue que je suis un peu gênée car une bonne part de ce roman semble être imprégné des ressentis personnels de l’auteur. Le point de départ est donc directement tiré de l’expérience de l’auteur.

Revenons à ma lecture du roman. Cette femme m’a clairement insupportée, certes elle est dépressive mais son personnage n’a eu aucune grâce à mes yeux. Sans cesse, elle nous répète le vide de ses journées : elle fume, elle boit, elle geint et a une hygiène des plus douteuses (la saleté de son corps, de son linge et de ses draps m’a vraiment écoeurée). Et puis, dans ce livre, il ne se passe rien : quelques rencontres, quelques rêves et l’ennui à perdre de vue.

Si l’auteur voulait nous communiquer l’ennui ressenti par le personnage, dans ce cas, c’est réussi… le style est agréable mais il ne suffit pas à donner plaisir à la lecture. Heureusement ce roman est très court et en cela, je remercie l’écrivain… car je n’ai que rarement eu autant l’impression de perdre mon temps. Peut-être après tout est-ce le sujet qui m’échappe et que je n’ai jamais ressenti une telle détresse, mais c’est en ce qui me concerne une rencontre ratée.

 

Chronique rédigée par Stéphie 

 

 

Passer la nuit, Marina de Van, Allia, ISBN: 978-2-84485-400-1, 144p 

Quatrième de couverture :

Partition musicale d’une dérive, la narratrice se heurte au vide d’une journée qui commence alors que rien n’y est prévu pour elle. Elle dissèque l’état dépressif, son mécanisme, les sentiments qu’il provoque. La perception du réel vacille. La narratrice installe des cadres : préparer le café, tenter d’avaler quelque chose, regarder par la fenêtre, se doucher… Des occupations doivent à tout prix rythmer cette journée, combler son vide. Un cercle d’événements inéluctablement répétés se met en place. Parfois, il faut sortir, voir des gens. Or, la volonté de s’extraire de la solitude l’y confronte plus encore. Une sensation accrue du corps se développe, dans toute sa matérialité. Cette fois, Marina de Van s’applique à transmettre par l’écriture ce qu’elle a pu ailleurs filmer. C’est cette violente sincérité qui resurgit là, entre les lignes. Sincérité face à la difficulté d’être normale
Si le sujet du livre circonscrit un terrain glissant, l’auteur en évite tous les écueils. Elle parvient à installer sa narratrice dans la sphère de la haute lucidité, celle qui permet de voir dans le vide de l’existence une vie, en soi.

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