Loin d’où d’Edgardo Cozarinsky

Loin d’où d’Edgardo Cozarinsky

    Si certains sont las des récits s’ancrant dans la deuxième guerre mondiale et ce qui touche à l’élimination du peuple juif, de mon côté j’ai l’impression de n’e avoir jamais assez.

Donc j’étais très impatiente de lire ce roman, d’un écrivain argentin, racontant le destin d’une femme qui avait été du côté des méchants et qui avait dû s’exiler après la défaite.

Néanmoins je suis complètement passée à côté de ce roman. Je m’attendais soit à haïr cette femme, soit a réussir à comprendre ses sentiments face à l’exil. Or, elle m’est restée totalement indifférente, à aucun moment je n’ai pu ressentir une quelconque empathie vis-à-vis de son personnage.

A chaque changement d’époque, j’ai espéré voir le roman me happer, mais hormis quelques passages ponctuels que j’ai trouvés intéressants, j’ai eu l’impression de lire une coquille vide.

Puis est venu le changement de point de vue, le récit du point de vue de ce fils qu’elle a eu et qui n’a jamais rien su de son passé. Ce fils, très impliqué das la résistance argentine et qui va vouloir aller chercher les secrets de cette mère. Et là encore, je n’ai pas été emportée.

Alors il y a bien la toute dernière scène du livre qui est un peu troublante car on relie les fils éparpillés dans le roman. Mais j’ai trouvé cette rencontre complètement improbable et le topos complètement éculé. Alors si tout a été écrit dans le but ultime de cette rencontre, alors ça ne vaut vraiment pas la peine.

 

Chronique rédigée par Stéphie 

 

Loin d’où d’Edgardo Cozarinsky, Grasset, ISBN 978-2246771418 , 16€, 196p

 

Quatrième de couverture :

Janvier 1945. Une jeune femme, vêtue d’une lourde cape militaire qui la protège à peine du froid, fuit à travers la Pologne et la Tchécoslovaquie.
Trois ans plus tard, nous la retrouvons à Buenos aires, où elle a refait sa vie, hantée par son passé. Elle élève un fils, Federico, qui cherche bientôt à savoir, à comprendre ce qu’elle cherche à oublier.
« Les histoires, on ne les invente pas, on en hérite », écrivait Edgardo Cozarinsky dans Un ruffian moldave. Variation sur l’un des moments les plus tragiques de notre Histoire, l’auteur brouille les pistes : au lecteur de distinguer le bien du mal, les bourreaux des victimes…

Biographie de l’auteur

Ecrivain, scénariste et réalisateur argentin né en 1939 à Buenos Aires, Edgardo Cozarinsky est issu d’une famille d’immigrants juifs, partis de Kiev et d’Odessa à la fin du XIXème siècle. Il entreprend des études de littérature, fréquente les intellectuels argentins et réalise un premier film underground en 1973. Les troubles politiques qui s’annoncent le poussent à venir à Paris où il se consacre alors au cinéma. En 1999, il se replonge dans la littérature avec La fiancée d’Odessa (Actes Sud, 2002), recueil salué par la critique et plusieurs fois primé. Son premier roman, Le ruffian moldave, est publié en 2005 (Actes Sud)



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