Sugar Puffs de François Cérésa

Sugar Puffs de François Cérésa

Ce billet a été réalisé dans le cadre des que je remercie vraiment pour cette découverte. « She la la la lee », la ritournelle qui parcourt le roman, et qui laisse un petit goût de légèreté, d’adolescence bercée par le rock, la littérature et le cinéma. Point de nostalgie chez l’auteur des Moustaches de Staline, actuel directeur du Service littéraire, dont la plume ravit à chaque page. Parfois corrosif, souvent amusant  avec mordant et panache, tendresse, il livre une belle balade dans la jeunesse des voyages linguistiques, dont on garde souvent le souvenir de tout, sauf de cours de langue ! Beaucoup de déconnades, d’épisodes loufoques, de petites amies étranges, le tout dans un carousel d’images polaroïd où défilent les références littéraires érudites tout autant que les bons mots et jeux de mots volontairement vaseux :  » Par ici la bonne croupe » cotoie Henry Miller, le tout saupoudré des fameux « Sugar Puffs » dont le narrateur se délecte ou s’empiffre pour éviter la jelly. Un pur moment de bonheur, malgré quelques petites longueurs, sans gravité aucune. Bref, un vrai délice au cours duquel vous croiserez le « doigt de l’homme », un chien qui parle et des nids d’oiseaux… qui auront un effet dévastateur sur notre amoureux du septième art qui se risque parfois à un remake de Mourir d’aimer, mais sans la gravité de l’original.

 

Sugar Puffs, François Cérésa, Fayard, ISBN 978-2213654423

 

Quatrième de couverture :

«Un petit sentier mousseux m’a conduit derrière deux gros rochers. Là, j’ai stoppé net. Une fi lle était allongée à l’abri, nue, couleur caramel, avec de grosses lunettes de soleil sur le nez. Si je ne m’étais pas excusé, elle ne m’aurait pas vu. Elle n’a même pas cherché à se cacher, elle a souri et s’est redressée doucement.
      – Vous parlez toujours avec un accent ?
      Sa voix tintait comme du cristal. À vue de nez, elle avait dans les vingt-cinq ans. Quand j’ai dit que j’étais français, elle a pris un air narquois. Puis elle a relevé ses lunettes pour les caler dans sa blondeur. Ses yeux verts roulaient comme des émeraudes, son nez retroussé faisait penser à celui d’Elizabeth Montgomery dans Ma sorcière bien-aimée. Elle avait les seins lourds, une posture étudiée, le pubis emperlé de gouttes d’eau.
      – Vous vous êtes baignée?
      – Oui, mais en maillot.»

François Cérésa rejoue L’été 42. Entre le Pays de Galles et l’île de Man, un adolescent découvre une façon bien anglaise de s’encanailler, et universelle de s’émouvoir…



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