Le Prince aux trois bouches de Jean-Philippe Lheureux

 Pour une découverte, c’est assurément une découverte. Ce texte, dont il est mentionné sur la première de couverture qu’il est un « roman » m’a semblé plus proche du conte, pour adultes, certes, mais du conte quand même. Pourquoi pour adultes ? Pour le sujet qu’il traite, une certaine forme de sensualité, des images suggestives et un vocabulaire plutôt explicite. Si je dois avouer que je n’ai pas été transportée par ce premier roman, j’avoue avoir été amusée par le ton employé, par les images plutôt poétiques des premières pages, mais hélas, très vite, la magie n’opèra plus dans mon esprit de lectrice. Les situations sont certes savoureuses, mais le vocabulaire du sexe pose problème : je ne suis pas prude, loin s’en faut, mais rien à faire, la « Sainte Burne », « le grand Unicouillé », ne m’ont pas convaincue. On pense un peu à Rabelais, mais la langue oscille, selon moi, entre les mots d’un enfant qui joue au grand et ceux d’un grand qui souhaite s’affranchir des clichés et de la pudeur habituels. Bref, une impression en demi-teinte, car je suis sortie à la fois amusée mais aussi déçue par un texte qui n’est pas allé au bout de ses promesses.

 

Chronique rédigée par Lili 

 

Le Prince aux trois bouches, Jean-Philippe Lheureux, société des écrivains, Prix : 13 €  -  90 pages  -  ISBN : 9782748365344 

 

Quatrième de couverture :

Comme tout royaume qui se respecte, celui mis en scène dans ce texte est le théâtre de conflits – internes ou externes –, d’élans plus ou moins contestataires, de lubies de la part de son souverain, de fêtes et autres événements politiques de premier ordre… Toutefois, lorsque l’on précise que le prince de ces contrées turbulentes a fait appel à un sorcier pour se voir doté de deux bouches supplémentaires, et cela pour jouir de l’opulente poitrine de son épouse, immédiatement tous ces hauts faits prennent une tournure… disons plus égrillarde. Ainsi, soyez les bienvenus en un pays de légèreté et de facétie, où le verbe se fait haut et les péripéties volontiers amoureuses.
Sans jamais tomber dans l’écueil de l’obscène ou du mauvais goût, J.-P. Lheureux dresse des portraits pleins de fantaisie et nous conduit au cœur d’actions où les délices du corps et du langage sont rois. Une œuvre encore savoureuse en raison de sa truculence, de sa verve, de son humour, de la liberté qu’elle s’octroie et de ses figures croquées avec un plaisir mordant!

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2 total comments on this postSubmit yours
  1. Merci Lili pour ce commentaire de mon travail.
    Je viens de le découvrir, au moment où je me désespérais de n’avoir jamais aucun retour des envois que j’avais effectués aux journalistes.
    En réalité, ce conte viscéral est un témoignage sur l’expérience de voir amputer son corps d’un organe ou d’une partie d’organe, ce qui est hélas le cas de beaucoup de gens soignés pour un cancer.
    Sur les douze chapitres qui composent le livre, les trois premiers sont franchement mammaires, et justifient ainsi le titre.
    Les cinq chapitres suivants sont eux testiculaires, et je le revendique.
    Et je voudrais inciter toutes les femmes qui subissent l’ablation d’un sein à s’exprimer elles aussi comme je l’ai fait dans mon livre.
    Si vous avez ce message, car c’est bien à Lili que je m’adresse, n’hésitez pas à me le faire savoir. Je compte organiser une rencontre autour de mon livre prochainement dans un lieu parisien.
    Merci encore.
    A bientôt peut-être ?
    Jean-Philippe.

  2. Je ne connais pas Lili mais voici enfin quelqu’un qui sait reconnaître les
    véritables grands artistes. Bravo

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