Un soir  d’Aquarium de Patrice Delbourg

Un soir d’Aquarium de Patrice Delbourg

Vous avez aimé « Métronome » de Lorant Deutsch, dans sa traversée de l’Histoire de Paris à travers ses stations de métro, vous allez adorer ce livre érudit de Patrice Delbourg, véritable récit imagé de l’histoire des cabarets parisiens et de ce grand corps d’amuseurs, bateleurs qui s’y sont succédé.

A travers l’histoire de son héros, Gabin Delahy, sorte d’anti héros, le lecteur va découvrir les affres rencontrés par ces artistes courant le cachet, auteurs de sketch dont la seule motivation est la reconnaissance d’un public différent voir indifférent. Le lecteur va ainsi suivre les tribulations de cet anti héros de cabarets en cabarets, à la recherche d’un succès qui ne vient pas et sur les traces des plus connus. Récapitulatif de l’histoire et des heures les plus brillantes des cabarets parisiens mais aussi des quartiers les plus fréquentés et recherchés par les intellectuels et les fêtards..

Les affres de la création de ses numéros, l’impresario pourri, la garde robe que l’on ne peut renouveler, les bribes de sa propre vie tournée en dérision, les repas qu’on a du mal à trouver au quotidien, le mépris des directeurs de cabarets, d’un public peu réceptif, tout est ici analysé pour dresser le portrait de ce personnage pathétique. Avec le paradoxe des parcours de certains épisodes de véritables célébrités de ces cabarets d’entre 2 guerres ou plus récents.

Parcours désespéré d’un comique qu’on accompagne jusqu’à sa fin, aussi pathétique que fut sa vie. Riche anthologie romancée. Ce livre original et plaisant se lit avec curiosité.

Chronique rédigée par Olivier Bihl 

 

Un soir d’aquarium, Patrice Delbourg, Cherche-Midi éditeur, ISBN : 978-2-7491-2098-0

 

Quatrième de couverture:

Novembre 1963, Kennedy tombe à Dallas et la chanson à texte bat de l’aile devant la déferlante yé-yé. Quelques enseignes de cabarets clignotent encore au fronton des Grands Boulevards de la capitale.

Dans les débuts d’une V ème République bien maussade, un certain Gabin Delahy, vieil enfant à la carcasse démesurée, s’essaye à un genre délicat et novateur : l’humour noir avec éclats à la sanguine.

Il ne récolte que sifflets  et éreintements.

De scènes improbables en planches improvisées, on resquille au portillon de la célébrité. Quatre cachetons au galop par soirée. En ce temps-là, la vie d’artistes s’apparente à un long chemin de croix.

Dans les coulisses de ces caveaux de l’irrévérence, on croise les silhouettes de Jacques Grelio, Gérard Séty, Robert Rocco, Maurice Horgues, Jean Rigaux, René-Louis Lafforgues, Boby Lapointe et une dame-pipi hors d’âge sans cesse dans le besoin…

Salut l’artiste !

 



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