Ici, ça va de Thomas Vinau

Ici, ça va de Thomas Vinau

Cher lecteur, j’espère que vous vous portez bien et que cette rentrée littéraire est à votre goût. Ici, ça va. Abeline Majorel, la responsable et créatrice de ce site m’a confié quelques ouvrages certains notables et d’autres moins. Comme vous vous en doutez, au vu de l’introduction on est ici plutôt dans le moins. Thomas Vinau poète affirmé (18 recueils parus, comme le temps passe) et jeune romancier, il s’agit ici de son second livre – le premier que je découvre – fait dans le bucolique et le délicat.

De manière naïve, sentimentale et discrète, M. Vinau raconte par vignettes l’établissement d’un couple dans une maison à la campagne, celle des parents du narrateur. Celui-ci se remet difficilement de la mort de son père mais le soleil, les beautés de la nature et l’amour de sa compagne Ema (avec un « m » peut-être parce ce qu’on aime pleinement qu’une fois ?) lui permettront de surmonter son deuil. Sur les pas de Philippe Delerm et sa « Première gorgée de bière », l’auteur s’attache à décrire ces moments fluides et passagers qui forment le cœur et la moelle du bonheur.

Ce qui sera sans doute touchant et beau pour quelques uns m’a laissé insensible. L’évocation de la vie à la campagne m’est apparue plus fantasmée que réelle, la relation de ce couple inexistante et, malgré la vision sublimée d’Ema, la description de la compagne tout aussi peu convaincante que celle de son environnement. Et pour le drame qui pèse sur la vie du héros … je dois clairement manquer de compassion, ou, plus durement, notre écrivain n’a su me le faire partager.

L’intention reste néanmoins respectable et le minimalisme et l’attention de l’auteur à la mélodie des mots  sont à cultiver. Le titre nous indique M. Vinau en postface est la phrase récurrente qu’il utilise dans sa correspondance privée ; à l’instar d’une carte postale cette œuvre pourra brièvement charmer, elle n’en reste pas moins mineure et oubliable.

Des bises cher lecteur (chère lectrice surtout), et salutations amicales à vos proches qu’ils soient des villes ou des champs.

Chronique de David Vauclair 

 Ici ça va, Thomas Vinau,  Alma, ISBN 2362790517, 140 pages, 14€

le site de l’auteur 

 

Quatrième  de couverture :

 

Un jeune couple s’installe dans une maison apparemment abandonnée. L’idée ? Se reconstruire en la rénovant. Tandis qu’elle chantonne et jardine, lui – à pas prudents – essaie de retrouver ses souvenirs dans ce lieu qu’il habita enfant. Ses parents y vécurent heureux, avant que la mort soudaine du père coupe le temps en deux. Dans ce paysage d’herbes folles et d’eau qui ruisselle, ce sont les gestes les plus simples, les événements les plus ordinaires qui vont réenchanter la vie : la canne à pêche, la petite voisine, les ragondins, la tarte aux fruits, l’harmonica.



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