Comme dans un miroir de Gunnar STAALESEN

Comme dans un miroir de Gunnar STAALESEN

Et voici le nouveau Staalesen (qui sort en France 10 ans après la Norvège) ! Je m’aprerçois que les titres des livres scandinaves ou nordiques sontsouvent traduits mot à mot, excepté Le Loup dans le Bergerie de ce même auteur, où là, le titre fut traduit par l’expression similaire en français.

Quelques nouveautés : de plus en plus proche avec Karine, de l’état-civil de Bergen (mais on ne la croisera pas dans cet épisode), Muss, de la police, est parti en retraite, Varg Veum biberonne moins d’akvavit mais surtout, il a enfin cédé à la technologie (pas d’ordinateur) mais un téléphone mobile !!!!!! (rappel : printemps 1994, une loi interdisait les téléphones portables dans les écoles primaires !). Nous sommes au début des années 1990, les mobiles sont très présents (les modèles que l’on recontre le plus souvent sont ceux des constructeurs suédois Ericsson et finlandais Nokia) (et toi, petite Française, tu te trouves très en retard technolique car en France règne le minitel et seuls les plus fortunés ou les médecins sont à la « pointe de la technologie » avec les Radiocom 2000 !!!) (le bebop n’ayant pas franchi les frontières de la capitale…).

Revenons au livre :
Quelques spécificités norvégiennes :
Page 87 : apparemment, les futurs mariés peuvent se sentir mal face à l’imposant palais de justice de Bergen. Explication demandée à une amie norvégienne, Ninne : en Norvège, on se marie à la mairie ou à l’église (peut-être un problème de traduction/adaptation ?) ;
Page 171 : peut-être est-ce dû à la traduction… : une cannette de Coca qui se visse ????
Page 219 : Snikende Ullteppe et Kalle Blomquist semblent être deux héros norvégiens ;
Page 224 : le craquepain : c’est en fait le knækbrød en danois ou knäckebröd en suédois, pain fin et dur, que l’on trouve en galette chez Ik*a, je ne savais même pas que cela s’appelait ainsi en français !

Comme Anges déchus, où le rock était présent, ici, c’est le jazz. Et comme dans tout bon polar scandinave, c’est lent… Des informations sont données avec parcimonie par-ci, par-là, mais on ne les comprendra qu’après, quand l’action va s’accélérer et se dénouer dans les dernières pages. Comme toujours, une fin que je n’ai pas vu venir, je me doutais de quelque chose, mais pas de celà : Gunnar, vous êtes doué ! Et comme dans tout polar scandinave, par-ci, par-là, des informations sur la vie quotidienne, l’ambiance de la vie en Norvège, une critique de la vie policée (parfois) comme l’a instauré le « polar scandinave » remis à jour par Maj Sjöwall et Per Walhöö (voir Roseanna)

Bref, encore un polar du froid que j’ai beaucoup aimé.

 

Chronique de Lystig 

Comme dans un miroir, Gunnar STAALESEN, Gaïa Editions, polar traduit du norvégien par Alexis Fouillet, ISBN 978-2-84720-259-5

 

Quatrième de couverture :

En 1957, une femme sublime se tue en voiture avec son amant saxophoniste, dans un pacte macabre. Elle laisse deux filles. Trente-cinq?ans plus tard, lorsque l’une disparaît avec son mari, sa sœur imagine le pire et appelle Varg Veum. Entre le mythe des amants suicidés en 1957 et le présent, beaucoup de recoupements, de ressemblances, comme dans un miroir. Les chalets de montagne sur les hauteurs de Bergen se renvoient les échos du passé par-delà les fjords.
Sur fond de trafic en tous genres, la Norvège des années 90 a bien les deux pieds dans son époque. Varg Veum aussi?: il vient d’acheter un téléphone portable?!
Un nouvel épisode jazzy pour le privé norvégien.



une petite faim de culture ? inscrivez vous à la newsletter
Share This
WordPress Video Lightbox Plugin