La table des autres de Michael Ondaajte

La table des autres de Michael Ondaajte

A onze ans, Michael quitte son père et son île, pour retrouver sa mère qu’il connaît à peine. Du Sri Lanka à La Grande Bretagne, ce sont 21 jours qui vont changer un petit garçon. Plus qu’un voyage au-delà des mers, il s’agit d’un voyage initiatique qui d’une certaine façon va fera de Michael un jeune homme.
Si l’écriture de Michael Ondaatje m’a agréablement surprise, s’il a pris soin d’un découpage judicieusement aéré, le roman en lui-même m’a déçue dans sa globalité. La multitude et la diversité des personnages, n’ont, à mon sens pas été suffisamment exploités. Il aurait pu en résulter un roman choral de grande envergure…mais, à force de vouloir trop papillonner, et de changements temporels pas assez bien maitrisés, il en résulte un roman finalement assez brouillon.
Il manque à cette histoire un souffle qui emporte le lecteur sur une vague au long cours, et qui le porte, comme Michael, au loin.
La croisière m’a paru dans sa seconde partie assez ennuyeuse. Il me tardait d’accoster, de changer de bateau. La traversée ne me laissera pas grand souvenir, si ce n’est une plume agréable, des personnages nombreux qui restent en retrait, avec lesquels je n’ai pu  cheminer, et qui ne m’ont pas « habitée ».
La table des autres, Michael Ondaatje, L’olivier, ISBN 9782879298184

Quatrième de couverture :

Le jeune Michael, 11 ans, quitte Colombo pou retrouver sa mère, installée en Angleterre. Il voyage à bord de l’Oronsay, un gigantesque paquebot qui constitue un monde en soi : des cales sombres aux cabines élégantes, Michael va explorer toutes les classes sociales durant les vingt et un jours de ce périple, mais surtout faire l’expérience de l’amitié et du désir. Pour le garçon, ce voyage est un apprentissage en accéléré et, pour Ondaatje, une ode à la fiction : chaque passager recèle une histoire, chaque personnage appelle un roman. La Table des autres est le second volet d’un autoportrait débuté avec Un air de famille (l’Olivier, 1991). Ondaatje y revisitait ses propres mythes : Ceylan, les amours de ses parents, les souvenirs d’une grand-mère excentrique. Aujourd’hui, il revient sur un épisode fondateur : cette traversée qui lui a permis peut-être de trouver sa place, celle de l’écrivain déchiffrant les mystères.


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