La réparation de Colombe Schneck

La réparation de Colombe Schneck

Que s’est-il vraiment passé dans le ghetto de Kovno en 1943 ? Et pourquoi cette culpabilité en héritage ?
Dans ce roman-vrai, Colombe Schneck remonte le temps et fouille les mémoires. Jusqu’à la découverte d’une vérité bouleversante.
Colombe Schneck, née à Paris en 1966, est journaliste et écrivain. La Réparation est son cinquième livre.
Mon avis
C’est quoi cette photo sur le bandeau ? Séance de coiffure de l’écrivain ? C’est du pris sur le vif, certes, mais…
L’auteure donne à sa fille, à la demande de sa propre mère, le prénom d’une cousine disparue, déportée. Elle mène alors l’enquête pour savoir ce qu’est devenue cette petite fille… Une quête sur l’histoire de sa famille dont sont revenues ses grands-tantes… Enquête jusqu’au ghetto de Kovno, en Lituanie (dont j’ignorais l’existence jusqu’à la lecture de ce livre…).
J’ai trouvé le ton léger (je dirai un peu « superficiel ») avec des considérations existentielles sur les sandales dorées, le maillot de bain au milieu de choses plus graves…
Une quête importante… qu’on devine (qui rappelle en particulier un film). A la place de l’auteure, je m’en serai préoccupée plus tôt ; elle n’a jamais posé de questions sur sa famille, sur l’absence d’émotions qui entoure cette famille, sur sa mère qui semble si insensible… Elle ne s’est jamais posé de questions avant … cela me semble quelque peu étrange…
Je suis partagée… entre un livre au sujet grave un livre-hommage, un ton parfois trop léger et une sensation de  » à quoi cela a-t’il servi ?  » (inabouti dirait Clara), une histoire de famille belle et triste.
Les billets de Clara, celui de Sassenach, celui de Jostein, d’A Propos de Livres et de Canel qui a abandonné.

Chronique rédigée par Lystig

 

La réparation, Colombe Scnheck, Grasset, isbn 978-2246788942

Quatrième de couverture :

 

« Je me suis d’abord trompée.
Je me disais c’est trop facile, tu portes des sandales dorées, tu te complais dans des histoires d’amour impossible, tu aimes les bains dans la Méditerranée et tu crois qu’une fille comme toi peut écrire sur la Shoah ? Car c’est bien de cela qu’il s’agit. La petite Salomé, dont ma fille a hérité du beau prénom, mon arrière grand-mère, mes oncles et tantes, mes cousins, vivaient en Lituanie avant la guerre. Ils appartenaient à une communauté dont il ne reste rien. »



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