La dernière danse de Charlot

Chaque année revient l’été, enfin, soi-disant. Et chaque année, lorsque revient l’été, revient l’opération « On vous lit tout » de Libfly et du Furet du Nord, qui envoie des romans de la rentrée littéraire à des blogueurs. C’est plutôt agréable de trouver dans la boîte aux lettres ces romans qu’on a choisi pour vous, et de les déguster au coin de la cheminée avec un pull et des après-skis dans l’herbe au soleil. Je ne le dirai jamais assez, ce que je préfère dans cette aventure c’est de ne pas choisir les romans. De recevoir à l’aveuglette un texte choisi pour moi par quelqu’un que je ne connais pas, mais qui a utilisé quelques minutes pour se demander ce qui pourrait bien me plaire. Du coup ce sont toujours des romans que je regarde d’un œil neuf, sans préjugé, ou tout du moins j’essaye. Cette année, donc, c’est la Dernière danse de Charlot qui est arrivé. Au début, je l’ai regardé d’un air un peu ennuyé, ce roman dont je ne connaissais pas l’auteur, chez un éditeur dont je lis rarement les textes. Et puis bon, je me suis dit qu’on avait bien du me l’envoyer pour une bonne raison (s’il vous plaît, ne me dites pas que c’est parce qu’il vous est tombé sous la main, oh, gentes dames de Libfly ! ) alors je l’ai attaqué gaillardement.

Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est un coup de cœur, parce que c’est un sujet dont je trouve qu’il a été mille fois écrit, et souvent un peu mieux qu’ici. Mais c’est un joli roman initiatique qui décide de réécrire la jeunesse de Charlie Chaplin et lui invente un voyage aux États-Unis avant sa réelle arrivée. J’ai trouvé un peu dommage que l’auteur ait ressenti le besoin « d’utiliser » Chaplin pour son roman, il me semble qu’il aurait été tout aussi sympathique avec un inconnu, un inventé. Mais c’est parce que je n’ai jamais été très fan des biographies romancées de personnages réels, sauf quand l’auteur s’appelle Alexandre Dumas.
En bref, un roman sympathique qui ne casse pas trois pattes à un canard borgne, mais qui se laisse lire avec un réel plaisir.

 

Chronique de Reading in the rain

La dernière danse de Charlot, Fabio Stassi, Denoël , traduit par Faustina Flore, ISBN 9782207115589

 

Quatrième de couverture :

 



une petite faim de culture ? inscrivez vous à la newsletter
Share This