L’échange des princesses de Chantal Thomas

J’aime bien Chantal Thomas. Passé le moment où je pense à de la lingerie fine (oui, bon, désolée) (et des fois aussi en fermant les volets je crie « Egoïste »)(et je cherche Loulou dans les aéroports) je prends pas mal de plaisir à lire ses bouquins, entre autres parce qu’ils sont écrits dans une langue que j’aime et qu’ils se déroulent à une époque que j’aime aussi. Oui, j’aurais aimé porter de grandes robes de soies et des perruques de folie, me déplacer en chaise à porteurs et coller des mouches au coin de mes lèvres. Bon, bien entendu, que ce soit le Testament d’Olympe ou l’Échange des princesses, ce ne sont pas des visions de la femme particulièrement ragoûtantes, et à l’évidence même dans les plus hautes sphères il ne faisait pas très bon avoir un pilou-pilou à la place de la zigounette.

Moi, j’aime bien les romans historiques. J’en lis avec plaisir pour me délasser, pour me changer les idées, et même si je ne suis pas absolument fan des biographies historiques (il me semble bien l’avoir dit il n’y a pas très longtemps, genre avant-hier) je dois avouer que quand elles sont écrites comme L’Échange des princesses, curieusement, ça passe. Ce n’est pas que l’écriture soit géniale, c’est qu’elle est juste. Correctement vieille. Correctement française. J’adore ça.
Donc voilà, un petit plaisir, un petit bonbon, une poire pour la soif dans cette grande rentrée qui, pour l’instant, n’est pas plus enthousiasmante que ça.

 

Chronique de Reading in the rain

 

L’échange des princesses, Chantal Thomas,Seuil, ISBN 9782021119138


Les premières pages

 

Quatrième de couverture :

En 1721, Philippe d’Orléans est Régent, dans l’attente que Louis XV atteigne la maturité légale. L’exercice du pouvoir est agréable, il y prend goût. Surgit alors dans sa tête une idée de génie : proposer à Philippe V d’Espagne un mariage entre Louis XV, âgé de onze ans, et la très jeune infante, Maria Anna Victoria, âgée de quatre ans – qui ne pourra donc enfanter qu’une décennie plus tard. Et il ne s’arrête pas là : il propose aussi de donner sa fille, Mlle de Montpensier, comme épouse au jeune prince des Asturies, héritier du trône d’Espagne, pour conforter ses positions.

La réaction à Madrid est plus que positive, et les choses se mettent vite en place. L’échange des princesses a lieu début 1722, en grande pompe, sur une petite île au milieu de la Bidassoa, la rivière qui fait office de frontière entre les deux royaumes. Tout pourrait aller pour le mieux. Mais rien ne marchera comme prévu.

 

Quatrième de couverture :



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